27 décembre 2007

Benazir Bhutto tuée


Icône anti-islamiste qui a déjà été la cible d'attentats, elle a succombée à ses blessures aujourd'hui, lors d'un meeting visé par un attentat kamikaze. Elle fut la première femme chef de gouvernement dans l'histoire contemporaine du monde musulman. Elle a défié avec courage les islamistes qui "veulent s'emparer de son pays", ils ont malheureusement eu le dernier mot...Le terrorisme a encore gagné...

24 décembre 2007

La photo de l'année

Le prix UNICEF de la photo de l'année revient cette année au photographe Stéphanie Sinclair pour cette photo.


Il a 40 ans. Elle en a 11. Ils sont en couple...

"Nous avions besoin d'argent", commentent les parents de la fillette, appelée Ghulam. "Son mari, Faiz, a promis de l'emmener à l'école".
Mais une femme du village ne le croit pas: "Nos maris ne veulent pas de femmes éduquées". Elle prédit que Ghulam sera mariée seulement quelques semaines après son engagement avec Faiz, dans le but principal de lui donner des enfants. L'âge légal du mariage en Afghanistan est de 16 ans. Pourtant, beaucoup de jeunes filles sont mariées dans l'illégalité.

Le problème des mariages forcés des filles n'est pas propre à l'Afghanistan: on estime à 51 millions dans le monde le nombre de jeunes filles âgées de 15 à 19 ans et qui ont été mariées de force. Les plus jeunes filles mariées se trouvent en Inde, dans l'Etat de Rajasthan, où 15% des femmes mariées n'ont pas plus de 10 ans.Les mariages forcés de jeunes trouvent une explication dans la pauvreté, et la pratique est répandue dans des régions d'Asie et d'Afrique où les familles pauvres considèrent leurs filles comme des fardeaux.

Dès leur plus jeune âge, ces filles sont confiées aux "soins" d'un mari, une tradition qui mène souvent à de l'exploitation. Beaucoup de filles devienent victimes de violence domestique. Une enquête menée en Egypte montre que près du tiers des filles mariées de force interrogées se disent battues par leurs maris. Les filles forcées subissent une pression constante pour enfanter le plutôt possible. Le risque de mort lors de l'accouchement est 5 fois plus haut chez les filles âgées de 10 à 15 ans que chez les femmes adultes. Chaque année, près de 150 000 jeunes filles enceintes meurent de complications liées à leur santé.

Source: UNICEF



Le con de l'année


Thomas Gerard Tancredo, représentant républicain du Colorado au Congrès américain et candidat à l’investiture pour les présidentielles 2008, dit avoir trouvé la solution ultime pour lutter contre les organisations terroristes comme Al-Qaida:

« Je pense que ce genre d’attaques contre les Etats-Unis est imminent et que la meilleure dissuasion est de menacer de frapper les sites saints de la Mecque et Médine en représailles. C’est l’unique moyen qui dissuadera toute personne ou organisation d’attaquer les Etats-Unis »
Eh oui, les Etats-unis nous réservent peut-être un nouveau président encore plus con que Bush...

20 décembre 2007

Titre de séjour


L'une des pires formalités à se coltiner quand on est étudiant étranger en France, c'est le renouvellement son titre de séjour! On s'habitue assez vite à la pile de papier qu'il faut préparer, comme le justificatif de domicile ou d'études, même si je trouve ça exagéré qu'il faille présenter ses relevés bancaires de toute l'année précédente pour justifier des 450 euros mensuels obligatoires de ressources, ou encore justifier son assiduité et son sérieux en tant qu'étudiant: pourquoi les étudiants étrangers devraient-ils être plus assidus que les étudiants français?
Mais ce que je ne comprend toujours pas, c'est que à chaque année, c'est toujours les mêmes problèmes d'organisation et de gestion des dossiers qui se posent!
Je me suis connecté sur le site de la prefecture le 1er Novembre, soit deux mois avant la fin de validité de mon titre de séjour, pour réserver un rdv. Premier rdv disponible: le 8 janvier! Ce qui ne m'arrangeait pas trop, car la banque dans la quelle je suis stagiaire m'a demandé de lui présenter mon nouveau titre de séjour pour qu'ils puissent me signer ma convention sur la période qui dépasse la date de fin de validité de mon titre...J'ai donc décidé d'y aller sans rdv et essayer de leur expliquer la particulaité de mon cas...Je dis bien essayer, car les fonctionnaires de la prefecture n'aiment pas trop la discussion, ni les explications...
J'arrive donc à 8h30 du matin mardi dernier, et il y avait déjà une centaine de personnes devant moi. Une demie heure plutard, la queue longeait le mur du bâtiment dehors... j'avais la chance d'attendre à l'intérieur, car ceux qui attendaient dehors devaient avoir très froid, il faisait -1°...
Et le premier incident n'a pas tardé à éclater: un marocain, fils de diplomate, a cru que son statut particulier pouvaient lui conférer certains avantages, il a donc évité de faire la queue comme tout le monde, et essayé d'entrer par une autre porte reservée aux employés. C'est là qu'un agent antillais (ils sont presque tous des français issus des DOM TOM à la prefecture, je n'ai toujours pas compris pourquoi...) l'a attrapé et lui a fait passer un sale quart d'heure...Sous les cris de l'agent, le marocain s'est excusé. Et tout en lui faisant la morale, l'agent l'a trainé avec lui jusqu'en tête de queue, lui permettant ainsi de passer avant tout le monde...
J'étais dans la queue juste derrière un libanais et deux marocaines, qui prenaient la situation avec humour, même si pour deux d'entre eux, c'est le deuxième jour de suite qu'ils retournent à la prefecture...Ils devaient certainement être habitués des lenteurs administratives, comme je l'étais aussi bien malgré moi: j'ai fait une formation intensive en "administration tunisienne"...
Par contre, les chinois faisaient tous une tête de mort...Ils avaient tous peur, étaient stressés et enervés...Une latino américaine a tenté d'avancer dans la queue, avant qu'une tunisienne ne s'en rende compte et qu'elle le lui fait remarquer avec beaucoup de "Sam" (venin)...Et il y avait aussi un algérien qui rallait, qui revendiquait et qui critiquait. Il disait tout haut qu'on était traités comme du bétail, ce qui même si c'était exagéré, n'était pas totalement faux...on était entassés, même si on était au chaud, et l'accueil était mauvais. Le plus insupportable, ce sont les cris des agents...
Ils sont, à la prefecture, clairement sous-staffés. Un agent disait qu'ils devaient traiter entre 250 et 350 dossiers par jour. Ce qui a empiré les choses cette année, ce sont les grèves de transport du mois de novembre. Du coup, des rdv datant de ce mois ont été reportés à décembre.
J'étais désormais presque sûr que je n'allais pas pouvoir déposer mon dossier ce jour là, surtout que je n'avais même pas de rdv. J'ai quand même continué à faire la queue, pour tenter de négocier, à la tunisienne, c'est à dire en ne lâchant l'agent qu'au moment où il trouve une solution à mon problème. Et la solution est que j'y retourne la semaine prochaine, avec la mention "prioritaire" inscrite sur mon dossier...
A suivre...

29 novembre 2007

Après les 40 coups de fouets, une fatwa sur le nounours???


Offense à l'Islam? Ou excès de fondamentalisme?

L'histoire est aussi bête et ridicule que la fatwa égyptienne qui veut qu'une femme qui donne son sein à têter à son patron à 5 reprises puisse partager le même bureau que lui sans avoir à se voiler...

Le point commun entre cette fatwa et l'histoire qui suit, ce sont les graves excès que peuvent induire une interprétation trop rigoureuse de l'Islam, et de toute autre religion ou idéologie...

Gillian Gibbons, une anglaise de 54 ans, est enseigante à l'Unity High School de Khartoum, au Soudan. Voulant animer son cours de Sciences Naturelles, elle a choisi pour mascote un ours en peluche, et a laissé le soin à ses élèves de lui donner un nom. Au grand malheur de l'enseignante, les enfants ont choisi un prénom très commun dans les sociétés musulmanes, Mohammed, le nom du prophète. Le problème, c'est qu'il est interdit de personnifier ou de représenter le prophète dans la religion musulmane.

Suite à celà, elle a été inculpée mercredi d'incitation à la haine, offense envers la religion et mépris des croyances religieuses. Elle a été interpellée dimanche à la suite de plaintes de parents d'élèves auprès du ministère de l'Education. Si elle est reconnue coupable de blasphème, elle risque 40 coups de fouet, un an de prison ou une amende.

Personnellement, je ne pense pas que cette enseignante ait tout manigencé juste par esprit de provocation. Elle devait certainement être consciente qu'une telle provocation dans un pays comme le Soudan passerait très mal. En plus, ce sont les enfants eux-mêmes qui ont choisi ce prénom. Par négligeance ou par ignorance peut-être, l'enseignante les a laissé choisir ce prénom...

Voilà, après les caricatures, on a droit aux peluches...A quand une fatwa contre les nounours?

27 novembre 2007

Quelle est votre couleur politique?

Voici un test original que j'ai trouvé sur un excellent blog, que je recommande au passage...
En répondant à six séries de questions portant sur des thème variés (économie, politique, social, etc...), vous pouvez avoir une représentation de votre tendance politique grâce à une sorte de matrice à quatres axes. Pour avoir une idée plus précise sur cette représentation, en voici un exemple avec des noms d'hommes politiques ou autres bien connus:


L'axe vertical représentant la tendance économique, l'horizontal la tendance sociale


J'ai fait le test, et je suis plutôt satisfait du résultat. Je serais selon ce test de gauche sur le plan économique et plutôt libertaire sur le plan social. Je serais aussi idéologiquement situé entre le Dalai Lama et Nelson Mandela, ce qui est honorable:)


Et vous, qu'êtes-vous?:)

25 novembre 2007

Unsubscribe, la compagne choc d'Amnesty



C'est un premier clip d'une série de 3 d'une campagne lancée par Amnesty International pour dénoncer les pratiques de torture autorisées par l'administration américaine dans le cadre de leur "lutte contre le terrorisme". Ce premier clip s'appelle "waiting for the guards".

23 novembre 2007

Consommation d'alcool dans le monde


Buveurs globetrotters, cette carte vous intéressera...
Cette carte a été probablement l'oeuvre d'un amateur, qui ne sait manifestement pas que la Tunisie possède sa propre catégorie: Drinking age < Legal drinking age

Citation du jour


"L’islam d’aujourd’hui est arriéré de quatre siècles, il est urgent de révolutionner l’islam. Le Coran est un guide pour les lecteurs, pas une science exacte. Les hadiths ne sont que des paroles rapportées, fabriquées au gré des d’intérêts politiques et religieux, et indissociables du contexte qui les a vus naître. Il faut réinterpréter le Coran à l’aune de nos préoccupations actuelles.

(...) Pourquoi les cheikhs d’Al Azhar accepteraient-ils de changer? Ils jouissent d’une telle considération dans le monde arabe! Mais ils ont oublié l’esprit de tolérance et de progrès qui a fondé l’islam. Ce genre d’attitude est à l’origine de la mauvaise image dont souffre notre religion en Occident
(...) L’islam, c’est comme une forêt. Si tu restes, tu n’en vois que quelques arbres. J’essaie de regarder cette forêt de loin, pour mieux la comprendre
(...) C’est long de changer les mentalités, mais les portes commencent à s’ouvrir. Souvent des gens m’appellent pour me dire combien ils adhèrent à mes idées. Mais ils préfèrent rester anonymes. "

Gamal Al-Banna, 87 ans.

Source; Rue89

20 novembre 2007

L'image du jour


Le Tunisien Marouane Garci smash contre le Japon lors de Coupe du monde de volleyball à Saitama, Japon, le 18 novembre 2007.
Source : K. KYUNG HOON / REUTERS

19 novembre 2007

Assez de grèves!


On n'entend plus parler que de grève en France depuis des semaines. Et demain ca fera déjà une semaine que la grève des transports a commencé. Au quotidien, ca peut vraiment être pénible et très fatiguant...Car il faut chaque jour au réveil penser à une solution pour aller au boulot, puis rentrer chez soit en fin de journée...

Les premiers jours de grève, ma motivation était encore intacte ce qui m'a permis de faire 160 mn de marche aller/retour maison-boulot par jour. Les jours suivants, le froid matinal a commencé à épuiser ma patience: c'est moins facile de marcher du 20ème arrondissement jusqu'au 2ème quand il fait juste 3 ou 4 degrés le matin. La pollution, le traffic et la mauvaise humeurdes usagers finissent par te démotiver, et aujourd'hui je commence à avoir marre de cette grève...

Pourtant, j'ai essayé toutes les solutions alternatives à la marche à pied: j'ai attendu comme tout le monde durant de longues minutes les rares rames qui circulent dans le métro, mais il faut faire l'expérience de prendre le métro en période de grève et en heure de pointe une fois dans sa vie pour y renoncer après. Entassés comme des sardines, les gens se disputent, se crient dessus, ralent, s'insultent, etc.. Il faut biensûr ne pas être clostrophobe et avoir le souffle d'un plongeur professionnel...Une expérience bien désagréable, aussi désagréable que de prendre le bus jaune en Tunisie...

Il y a aussi la solution vélib. Mais louer un vélo est une opération quasi-impossible ces jours-ci, les gens se sont rués sur tous les vélos disponibles, ce qui fait qu'on n'en trouve jamais, ou si on en trouve, il y a toujours quelque chose qui cloche (une chaîne qui manque, un siège décolé, etc...).

Quand je pense qu'il ont encorere conduit la grève pour demain, et que les négociations ont du mal à avancer et que rien ne garantit encore un retour à la normal prochainement, je me demande comment je vais pouvoir tenir ce rythme infernal plus longtemps...Je suis bien d'accord avec le principe de défendre ses droits (droit à la grève, droit à une retraite convenable...); mais jusqu'à quand ca va durer? Je doute fort que l'opinion publique puisse continuer longtemps à supporter ces mouvements de grève, les gens sont de plus en plus nombreux à exprimer leur ras le bol...

15 novembre 2007

Paris, le salon du bâtiment et les tunisiens...

Il y a eu la semaine dernière le salon du bâtiment à Paris. Et de nombreux tunisiens ont afflué vers ce salon, certains pour les affaires, et d'autres pour le loisir, ou juste pour être là...
J'ai donc pu rencontrer de nombreux tunisiens, pas dans le salon car je n'avais aucune raison d'y être, mais à Paris. J'ai aussi eu l'impression pendant une semaine que TOUS les tunisiens travaillaient dans le bâtiment...J'ai ensuite compris que la tenue dece salon était plutôt une excuse, ou un alibi, pour de nombreux tunisiens qui voulaient juste prendre quelques joursde vacances...
Le touriste tunisien à Paris a toujours le même comportement, visite et sort toujours aux mêmes endroits. Si tu veux être sûr de rencontrer des touristes tunisiens, il faudra absolument aller à deux endroits précis: les Champs Elysées, cette "plus grande avenue" du monde qui a été desertée par les parisiens depuis un certain temps pour laisser le champs libre aux nombreux touristes, et le quartier de l'Opéra, plutôt vers les grands magasins, shopping oblige...Le soir venu, le touriste tunisien restera dans le même quartier, et ira manger ou boire un verre dans les environs...Paris est pourtant grand et varié, et il existe des quartiers/endroits beaucoup plus intéressants et moins chers. Mais le touriste tunisien ne veut pas changer d'habitudes, peut-être par manque d'intérêt...
Je me suis retrouvé un soir avec un groupe de 5 tunisiens mariés, sans leurs femmes, dans un bar branché sur l'avenue Georges V. Le verre coûtait pas moins de 15 euros, mes compatriotes avaient déjà leur bouteille de vodka posée sur le bar quand je suis arrivé. Ce qui m'avait frappé, c'était l'état d'excitation dans lequel ils étaient!! Ils regardaient partout, parlaient à toutes les filles qui passaient ou qui s'approchaient, et le sujet de conversation principal tournait autour du sexe...J'ai compris qu'ils voulaient se lâcher pour une fois qu'ils étaient sans la surveillence de leurs femmes...Un seul d'entre eux était venu pour le salon, les autres l'ont rejoint pour un week-end en célibataires...
Sont-ils sortis au cinéma? Ont-ils visité un musée ou une exposition? Sont-ils partis voir un spectacle? La réponse était NON. Ils avaient tous deux priorités: se saouler dans les bars chics de la capitale, et dépenser une fortune dans les grands magasins...
Pourquoi la culture interesse-t-elle aussi peu les tunisiens?

06 novembre 2007

4 jambes, 4 bras...



Grâce aux progrès de la médecine, cette petite fille de 2 ans dotée de 4 jambes et de 4 bras pourra être opérée par pas moins de 30 medecins avec 80% de chance de survie!
Ses parents l'ont appelée Lakshmi, du nom de la déesse hindoue de la richesse dotée de 4 bras. Ce qui lui a valu d'être vénérée comme une déesse en Inde, lui attirant ainsi la convoitise de certains charlatans qui ont voulu la vendre à un cirque pour faire de l'argent sur sa malformation. Ses parents l'ont sauvée en la cachant.


"Dans le ventre de sa mère, le fœtus avait été joint à un «jumeau parasite» qui a stoppé son développement. Le fœtus survivant avait ensuite absorbé les membres, les reins et les autres parties du corps du fœtus sous-développé. Un phénomène très rare appelé ischiopagus." Soucre: le Figaro




02 novembre 2007

Viloence verbale ou langue populaire?

Il était temps qu'une enquête soit menée sur ce sujet (à maintes reprises et vivement débattu sur la blogosphère tunisienne): le language ordurier et la violence verbale.
L'observatoire national de la jeunesse (je ne savais pas qu'une telle structure existait...) vient d'exposer les résultats d'une enquête menée auprès de 600 jeunes (garçons et filles de milieux urabain et rural): 88% des jeunes tunisiens sont verbalement violents ("vocabulaire immoral et jurons de dénigrement religieux"), dont 66% qui confirment la présence de cette violence au sein de leur famille (à hauteur de 21% chez les pères...).
88%, ca me semble un peu beaucoup...Mais ca doit pas être bien loin! Bravo aussi pour la stigmatisation des pères qui apparaissent là comme la source principale de cette violence...Le rapport avance aussi que les causes principales de la prolifération de cette pratique sont "les télévisions par sattelites et les nouvelles technologies (Internet)". Ah oui??? J'ai personnellement jamais entendu des injures en dialect tunisien sur Al Jazira, ikraa ou autre "tabbela" du genre...ou lu sur Internet? Rarement...La cause vient de nous, et non de l'extérieur.
Je pense qu'on apprend ce langage plutôt de la rue, de l'école et des fréquentations extérieures à la famille. Les pères qui utilisent le même langage participent alors à la "normalisation" et la banalisation d'une telle pratique chez son enfant. Mais le père est-il (encore) le (seul) modèle pour les jeunes aujourd'hui?
Car j'ai l'impression que ce langage est souvent utilisé par les jeunes par simple mimétisme, comme pour suivre une "norme" dans la société. Il suffit de marcher dans une rue de Tunis (ou ailleurs en Tunisie) et d'ouvrir bien ses oreilles!!! Un jeune dit des gros mots pour faire comme ses copains. On parle aussi ordurier pour faire mec (ou fille forte), pour pimenter une discussion, pour se donner du caractère, parfois même pour en rire et faire rire, ou pour exprimer de la colère.
Le même rapport accuse aussi certains journaux tunisiens: "...comment pourraient parler nos jeunes et se comporter en lisant des journaux commentant des matchs de foot comme s'il s'agissait d'une guerre ou d'un combat..." Allah ghaleb, boudourou...
Le foot est notre sport populaire, le Kafteji ou le lablebi notre plat populaire...Alors, le langage ordurier n'est-il pas tout simplement devenu une langue populaire pour les tunisiens? Je me pose sérieusement cette question sans essayer de défendre cette pratique...

Source: Babnet

Scandaleux!

Aujourd'hui, le quotidien "Le Temps" publie une lettre reçue d'un parent d'un élève de 11 an qui a été aggréssé physiquement par son instituteur. Son tort? Avoir refusé de s'inscrire aux cours particuliers dispensés par cet instituteur dans son domicile...

« Je soussigné M. A., père de l'enfant A. A., âgé de 11 ans et inscrit à l'école Slaheddine Bouchoucha - Hammam-Lif, en 5ème A, porte à votre connaissance ce qui suit :

Le mercredi 31/10/2007, mon fils a été victime de violences graves de la part de son instituteur... en classe : arrachement de cheveux, traumatisme de la colonne vertébrale au niveau du cou, contusion de l'oreille et puis une fois par terre, il l'a roué de coups de pieds sur tout le corps.

A signaler que pareille attitude est motivée par mon refus d'inscrire mon fils aux cours particuliers instaurés par l'instituteur à son domicile sous la menace, en effet, il a brandi un grand cercle rouge (un zéro) à tous les élèves les menaçant de le leur coller au cas ils ne souscriraient pas à ses « études particulières » ( ?)

Il est grand temps qu'on décide enfin de protéger les élèves de pareilles manœuvres portant préjudice au corps enseignant. Inutile de vous préciser que mon fils est arrivé à redouter le fait même d'aller à l'école. Puisse votre courageux journal contribuer à assainir le milieu scolaire."

Depuis quand les cours particuliers sont obligatoires? Qu'est ce que c'est que ces instituteurs et professeurs de l'enseignement public qui se transforment en commerçants malhonnêtes et violents? C'est tout simplement scandaleux! Immaginez la terreur qu'un tel homme a pu instaurer dans sa classe, imaginez ce que vivent ces gosses de 11 ans avec un tel instituteur? Que faire pour mettre un terme à ce genre de pratiques qui deviennent courantes dans nos établissements scolaires?

29 octobre 2007

Agression raciste dans le metro de Barcelone



Une terrible agression qui a été filmée par les caméras de surveillance du metro de Barcelonne fait le tour d'internet depuis quelques jours. Une jeune immigrée sud-américaine se fait insulter, injurer et agresser physiquement et gratuitement par un jeune espagnol. Son seul tort: elle est immigrée sud-américaine. La jeune fille accuse les coups sans se défendre dans la plus grande indifférence des autres passagers du wagon...

"Asiatiques, slaves, maghrébins et latino-américains affluent en Espagne du fait de la plus grande souplesse de la politique d'immigration en comparaison avec celles des autres membres de l'UE. Mais la discrimination à leur égard est de plus en plus grande. On voit une recrudescence des actes de violences racistes face à l'immigration de masse. En réponse à cela, les sud-américains forment des gangs pour se regrouper et se former une identité" Source: Desourcesure.com

24 octobre 2007

Confrontation


La secrétaire d'Etat américaine acceuillie par une militante anti-guerre, les mains rouges de faux sang. Photo AP

16 octobre 2007

L'Etat à la rescousse

L'Etat s'engage à recruter 12 800 fonctionnaires pour l'année 2008! Est-ce une réponse à la croissance continue du taux de chômage en Tunisie, surtout celui des jeunes diplômés (Plus de 80 000) ?
Les administrations concernées sont les suivantes: l'education nationale (4865 postes), la santé (1429), la culture, le sport et la jeunesse (722), Banque & finance (950), affaires sociales (225); le reste des postes se répartissant sur les services, l'industrie etc.
Quand on connait la faible productivité de l'administration, et le nombre de doublons qui y existent déjà, on peut s'étonner d'une telle décision...La Tunisie est aussi fortement endettée, la création de ces postes pèsera certainement encore plus sur le budget de l'Etat.
En même temps, cette décison fera plaisir aux tunisiens qui ont une nette préférence pour la sécurité de l'emploi public.
Cette décision met en exergue une autre réalité, celle de la faiblesse de secteur privé tunisien qui a encore une fois démontré son incapacité structurelle à créer de l'emploi.
A réformer d'urgence!

15 octobre 2007

Les crues et les innodations en Tunisie

Par Harzalli Fadhel, enseignant à l'ISEFC Tunis

"La Tunisie est périodiquement affectée par des crues et des inondations catastrophiques qui engendrent des pertes humaines et des dégâts matériels importants. Les exemples ne manquent pas. Les inondations de septembre et d'octobre 1969, exceptionnelles par leur ampleur et leurs effets sur l’environnement, sont ancrées dans toutes les mémoires. Depuis, il y a eu celles de mars 1973 dans le bassin de la Medjerda, d’octobre 1982 dans la région de Sfax et celles de 1990 qui ont touché plusieurs régions de la Tunisie.

Données générales concernant la Tunisie

En Tunisie, les phénomènes d’écoulement qui provoquent des crues, elles-mêmes à l’origine des inondations, sont de deux types : l’écoulement concentré représenté par les cours d’eau et l’écoulement non concentré représenté par des nappes d’eau qui peuvent se former à l’occasion de pluies torrentielles.

En réalité, il n’existe en Tunisie que deux cours d’eaux exoréiques permanentes. Le plus important est, de loin, la Medjerda qui mérite le qualificatif de fleuve. Long de 484 km, ayant beaucoup d’affluents, il couvre un bassin versant de 23.700 km2 dont 16.000 km2 en Tunisie, le reste étant en Algérie orientale. Lorsqu’il atteint sa plaine deltaïque, au-delà de Tebourba, son module brut est de 30 m3/s et sa charge solide de 10 g/l. Lors de la grande crue de 1973, le débit de la Medjerda a atteint 3.500 m3/s. L’autre cours d’eau tunisien qui peut à peine être considéré comme permanent est l’Oued Miliane dont le débit peut atteindre 5.000 m3/s lors de crues de période décennale.

La Medjerda et le Miliane sont des cours d’eau typiquement méditerranéens : débits appréciables en saison froide, indigence grave, voire pénurie complète, en été, crues foudroyantes, démesurées et redoutées en cas de pluies torrentielles en automne, au printemps et en hiver. Les crues sont liées à la concentration et à la violence des averses, aux fortes pentes dans les bassins-versants et à la médiocrité du couvert végétal largement dégradé par les interventions de l’homme. Les autres cours d’eau importants de la Tunisie sont plutôt intermittents. Ils ne connaissent qu’un écoulement occasionnel.

Le régime de ces cours d’eau est extrême puisqu’ils sont soit à sec, soit en crue brutale. L’Oued Zéroud, généralement sans eau, a connu en octobre 1969 un débit instantané de 17000 m3/s. Les lits de ces organismes hydrographiques intermittents présentent des caractères originaux. Il n’y a ni chenal d’écoulement ni lit mineur, mais seulement un lit majeur car les écoulements correspondent toujours à des crues.

L’écoulement non concentré en Tunisie se résume dans le sheet-flood, nappe d’eau d’épaisseur décimétrique qui peut balayer les interfluves lors de pluies torrentielles caractérisées par de forts abats d’eau en très peu de temps. Favorisé par l’absence d’une végétation dense, surtout en Tunisie steppique, il peut engendrer de gros dégâts quand il se manifeste dans des villes, comme à Sfax en octobre 1982, mais il dévaste aussi les champs cultivés et les voies de communication.

En Tunisie, les crues sont de type monogénique, c’est-à-dire ayant une seule cause. Selon Paskoff, une crue-type en Tunisie peut être exprimée par un hydrogramme, représentation graphique de l’événement. La crue monte toujours plus vite qu’elle ne descend. Le temps de concentration écoulé entre le début de la pluie et l’apparition de la crue est très court, ce qui explique les fréquentes pertes dues à des véhicules qui s’avancent imprudemment dans des lits d’oued à des moments de fortes précipitations et qui sont surpris par le front de la masse d’eau déferlante. Les dommages des crues ont souvent été élevés.

En effet, les pluies des mois de septembre et octobre 1969 ont provoqué des dégâts matériels très importants : des ponts entièrement détruits, des tronçons de voies ferrées emportés, des voies intégralement dégarnies ; les ponts endommagés sont très nombreux surtout les ponts ferroviaires ; les routes en particulier ont subi de graves dommages.

Pour plus de détails concernant les dégâts humains et matériels des inondations, l’on peut se référer au tableau récapitulatif qui fait le point de la situation après les principales inondations.
Les crues en Tunisie et les inondations qui s’en suivent sont causées soit par les pluies très fortes d’automne, soit par celles d’hiver et du printemps. Sans prétendre à l’exhaustivité, nous prenons des exemples précis.

Premier exemple : les pluies diluviennes de l’automne (octobre) 1969.

Des pluies d’une exceptionnelle intensité, atteignant jusqu’à 300 mm par jour et une pluviométrie mensuelle dépassant par endroits les 800 mm, telle a été la situation en Tunisie pendant le mois d’octobre 1969. La carte de la répartition de ces pluies montre les influences déterminantes de l’orientation et du relief.

Le rôle de la latitude, très limité, n’apparaît que dans des régions que ni le relief, ni l’orientation ne favorisent, à savoir l’extrême Sud-Ouest. En effet, les grandes quantités d’eau dans les basses steppes ne peuvent s’expliquer que par l’orientation. La direction du courant perturbé paraît être le Sud-Est ; tout se passe comme si les courants perturbés en provenance du Golfe de Gabès avaient progressé dans trois directions distinctes, la plus importante étant celle orientée vers le Nord-Ouest.

L’influence du relief est sensible dans les régions accidentées qui reçoivent plus d’eau que les zones basses environnantes en Tunisie tellienne, elle n’a qu’une signification limitée au Sud.

Deuxième exemple : les pluies de l’hiver (décembre) 1973.

Des pluies extrêmement importantes ont intéressé certaines régions de la Tunisie pendant la première moitié du mois, provoquant de violentes inondations, particulièrement dans le Centre et le Sud. La disposition des isohyètes montre que la répartition échappe dans une certaine mesure aussi bien au facteur de la latitude qu’au facteur orographique.

Troisième exemple : les pluies du printemps (mars) 1973.

Le cas du mois de mars en Tunisie est remarquable autant par les grandes quantités d’eau enregistrées que par les conséquences qui en découlèrent. Ce mois fut particulièrement pluvieux. Néanmoins, la Tunisie ne fut pas uniformément affectée par les pluies. Les différences qui apparaissent entre les régions s’accentuent vers le sud où la partie saharienne fut la seule à ne connaître que des précipitations faibles. L’influence de la latitude dans la répartition des pluies se discerne par la diminution des précipitations vers le Sud du pays. Néanmoins, si cette influence paraît certaine à l’échelle du pays et s’affirme au Sud de la dorsale, il n’en ressort pas moins qu’en Tunisie tellienne la répartition des pluies se fait indépendamment de la latitude. Le relief explique en grande partie la répartition des pluies. En effet, les plus grandes quantités d’eau correspondent aux régions les plus élevées et les zones accidentées se détachent partout par les fortes pluies qu’elles ont reçues. L’influence de l’orientation a aussi joué son rôle ; le littoral septentrional reçut de grandes quantités d’eau. Il apparaît clairement que le facteur prédominant est celui de la direction du courant perturbé N-W.

Il apparaît que les très fortes pluies sont un phénomène qui a toujours existé en Tunisie. Ces pluies sont une des manifestations du caractère irrégulier, brutal et excessif du climat méditerranéen. Le proverbe tunisien : « Lamentes-toi s’il pleut, lamentes-toi s’il ne pleut pas » résume bien cette extrême irrégularité.

Les pluies très importantes ne sont pas un fait exceptionnel en Tunisie; chaque année, dans quelques régions du pays, des orages d’une violence particulière peuvent déverser des trombes d’eau en un laps de temps très court. L’essentiel des pluies en Tunisie tellienne est le résultat des courants perturbés du N-W car l’apport d’eau par perturbations du N-E est spatialement plus limité (régions orientales et versants exposés)".

14 octobre 2007

Photos des inondations

















Update: Tunisie, le bilan s'alourdit

"Trois nouveaux corps ont été repêchés &aujourd'hui par les secouristes portant à onze morts le bilan officiel des victimes des pluies diluviennes qui se sont abattues samedi sur la plupart du territoire tunisien, selon l'agence de presse officielle TAP

La télévision et la radio publiques avaient dans un premier temps fait état de neuf morts et neuf disparus, mais le nouveau bilan n'explique pas la différence entre les différents chiffres annoncés.
Toutes les personnes ont péri emportées par les eaux alors qu'elles se trouvaient dans leur voiture. "
(Le figaro Avec AP).



Les innondations dans le quartier d'El Menzeh6 il y a 2 semaines




Sources: Mosaïque FM, Tunisia watch, Mac125, Marhba

40 millimètres



40 millimètres est la quantité moyenne de pluie qui s'est abbatue sur le grand Tunis en quelques heures et qui a causé des innodations dévastatrices, de lourds dégâts matériaux et des morts.
Ce qui m'a frappé quand j'ai lu les témoignages des bloggueurs et vu les photos, c'est l'ampleur des dégâts causés par cette "petite quantité" d'eau, qui, selon les spécialistes, "ne représente pas un flot suffisemment dévastateur pour justifier les inévitables innondations".
Quelle est donc la cause de ces innondations?
La principale cause d'innondations dans les milieux urbains reste un débit excessif dû à de fortes pluies. Ce qui a donc causé les innondations à Tunis est plutôt le cumul des eaux qui n'ont pu être évacués à temps par les systèmes de canalisations prévus pour éviter les innondations.
Plus précisemment, le problème réside dans la lenteur de l'écoulement des eaux. Les canalisations prévues pour évacuer les eaux de pluie ne permettent pas dans l'état actuel des choses une évacuation rapide de l’eau pluviale car elles ont été conçues initialement pour subvenir aux besoins d’une zone réduite. Les différents aménagements n’avaient pas pris en considération l’avance des constructions anarchiques dont les canalisations s’incrustent dans le réseau existant, sans études préalables.


Les constructions anarchiques, c'est bien celà le problème principal. On construit n'importe où, n'importe comment, sans aucune politique d'urbanisation cohérente et sans études sérieuses de la faisabilité de ces constructions. Pourtant, le problème auquel on fait face est logique et facile à appréhender: c'est une "classique" saturation de réseau.
Ca me rappelle aussi un autre problème de saturation de réseau que les tunisiens ont pris l'habitude de subir: celui des réseaux de téléphones portables. Le problème de base est toujours le même: des structures de base trop faibles pour supporter le nombre croissant d'utilisateurs.
Il me semble que nous avons un sérieux problème de gestion de nos réseaux. pour revenir au cas des innondations, les architectes urbanistes n'ont pas bien fait leur travail, ni les différentes municipalités du grand Tunis qui ont permis de telles constructions, ni les services de l'ONAS qui sont sensés résoudre ce genre de problèmes.
J'ai bien peur que, comme d'habitude, on ne choisisse les solutions de facilités court-termistes en ayant recours à des politiques de "colmatage des brèches" sans s'attaquer au vrai problème...

13 octobre 2007

تتويج مشرف


في ها النهار العّيادي و السعيد، يشرفني باش إنزيد في فرحتكم بإعلامكم رسميا إلي بواتتنا العزيزة " الكاليبسو" الموجودة في الحمامات ولات عندها إسم وسمعة عالمية بمشاركتها بمناسبة ـ شدو أرواحكم ـ "

"BURN FG DJ AWARDS"

dans la catégorie

"Best Summer Club & City"


هاذا التتويج الحق يشرف تونس و يشرف إلي يملكو المحل،
وإلي نحلف عليهم باش يزيدو 50 وإلا100 دينار في سوم الدبوزة
باش يوليو في مقام الشرف الذي ُمنح لهم...
ويا فرحة شبابنا، إلي يستناو الصيف بالدقيقة و الدرج باش يسهرو في الكاليبسو، وإلي عندهم علم و ثقافة كاملة في ميدان الديدجيات
باش يفرحو بارشا كي بش يعرفو إلي هوما قد برزو عالميا
في الشطيح و الرديح


Source

11 octobre 2007

10 octobre 2007

Un tribunal tunisien donne raison à une enseignante voilée


Fait rarissime en Tunisie: un tribunal tunisien annule la décision du Ministère de l'éducation de renvoyer une enseignante qui a refusé d'oter son voil dans l'école secondaire publique où elle enseigne. Le juge derrière cette décision est une femme : le juge Samia El Bekri.

"Le juge El Bekri a jugé que la circulaire N° 102, publiée en 1986, qui interdit aux femmes de porter le voile, n'était pas conforme à la constitution et a demandé au Ministère de l'Education de réinstaller l'enseignante dans ses fonctions et de lui assurer un dédommagement tant financier que personnel. (...) Pour expliquer sa décision face au Ministère de l'Education, le tribunal a expliqué que la circulaire 102 "interfère dans la sphère des libertés personnelles, dans la mesure où cette façon de se vêtir exprime distinctement une appartenance culturelle, religieuse et intellectuelle et reflète une inclinaison personnelle."

Le même tribunal a aussi indiqué que la circulaire 102 "confère à l'administration une autorité sans limite" menaçant les libertés individuelles...Il a même qualifié la circulaire d'anticonstitutionnelle...

La justice tunisienne reprend-elle du poil de la bête et gagne-t-elle en indépendance? Pas si sûr, ni aussi facile...Mais le fait que ce tribunal ait rendu une décision opposée à l'avis du ministère sur un sujet aussi délicat que le voile représente quand même un signal bien fort. Sommes-nous sur la voix de la "normalisation" du port du voile en Tunisie? Cette décision y aura en tous cas contribué...Retse maintenant à attendre la réaction de l'Etat et de tout le tissu associatif qui lutte contre le port du voile...

Cette décision confortera dans leurs choix beaucoup de femmes tunisiennes qui se voilent. Ces femmes qui se voyaient refusées et refoulées de l'administration tunisienne pourraient désormais avoir recours à cette décision de justice. Cette juge vient en quelques sortes par sa décision de casser cette circulaire et d'annuler son effet. Cette loi devra-t-elle être modifiée ou suprimée? Le débat s'impose...

Source: Magharebia

A propos de sexualité...

Le Miracle chinois

Voici le secret de l'essor de l'économie chinoise: payer une misère à une armée de travailleurs qui exécutent leurs tâches dans des conditions déplorables. Cette vidéo est surprenante, elle montre 6 salariés d'usine chinois. Répartis à six dans une énorme presse à métal, ils sont obligés de baisser leur tête et rentrer leur bras toutes les 5 secondes pour ne pas se les faire broyer. Imaginez seulement le nombre d'accidents de travail qui ont dû être causés par cette presse à métal...




09 octobre 2007

Démocratie pour tous?


Jamais je n'ai été aussi dégouté qu'hier soir. La raison? J'ai regardé le premier épisode d'une série de 10 films qui seront diffusés sur la chaîne Arte (et sur 42 autres chaînes télé dans le monde) sur le thème de la démocratie.

"Arte et quarante et une autres chaînes mettent en question le système politique le mieux partagé au monde avec dix documentaires, du 8 au 16 octobre, Il s’agit d’une opération « planétaire », Arte, la BBC, la chaîne publique allemande ZDF et des homologues danoise et finlandaise ont créé en 2004 un « groupe de travail international » pour susciter dans le monde entier de multiples projets de documentaires sur le thème de la démocratie, ses difficultés, ses progrès, ses vertus, ses défauts, ses travers et, ici ou là, sa négation. En résumé, cette question est posée : en français, « Démocratie pour tous ? », en anglais, « Why Democracy ? » (Pourquoi la démocratie ?)"

L'épisode d'hier s'appelait "Un taxi pour l'enfer". Il était très bien documenté et a décrit avec précision les séances de torture militaires américaines infligées à des prisonniers afghans, avec l'autorisation et la signature de Bush et de l'administration américaine...

Comment dire? Au fur et à mesure des révélations, je suis passé par plusieurs sentiments: le dégoût, en voyant la cruauté des tortures affligées; la colère, en découvrant les documents officiels décrivant et autorisant ces pratiques et qui ont été signés par les responsables américains; et enfin le désespoir, en me rendant compte que faire respecter les droits de l'homme dans ce monde n'était en fin de compte qu'une utopie...

Quand on a délivré à cette famille afghane (qui ne comprenait pas un mot d'anglais) le certificat de décès de leur fils, rédigé en anglais et par les militaires américains, et où la case "homicide" était cochée pour expliquer la raison du décès...Ou quand on a montré le document officiel décrivant et autorisant ces pratiques, qui a été signé par Cheney, avec une mention en bas de page du signataire "Je reste bien debout 8 heures par jour, comment (les prisonniers) ne peuvent-ils pas le rester pendant 4 heures (durant les séances de tortures)?"...Je n'ai pu croire à autant de cynisme...

Au vu de cette cruelle réalité, je pense que c'est bien Bush qui représente la plus grande menace pour la démocratie aujourd'hui!



08 octobre 2007

Merci Le Temps...

Le fait est trop rare pour ne pas être cité! En me connectant sur le site de "Le Temps", j'ai tout de suite remarqué que quelque chose clochait, une impression de vide, quelque chose manquait...Et c'est là que j'ai réalisé qu'on parlait, pour une fois, de choses qui pouvaient vraiment intéresser les lecteurs: le premier article traite de la réforme de l'assurance-maladie en titrant "Les affiliés n'y comprennent toujours rien"; quant au deuxième article, il traite des difficultés de l'enseignement supérieur et de celles des jeunes diplômés chômmeurs, avec le titre " Nous devons oeuvrer pour éviter à nos jeunes d'être quelque part embrigadés"...
Audacieux et surprenant! Et ca fait vraiment plaisir...

05 octobre 2007

ما أخيبك يا عيبي عند غيري



Debra Cagan, ci-dessus sur la photo, et qui occupe la fonction "d'assistante du ministre de la Défense pour les affaires de la coalition" dans l'administration américaine, a prononcé une phrase, certes condamnable, mais qui a le mérite de nous éclairer sur l'idéologie des fonctionnaires de l'administration américaine.

Probablement mise en confiance lors d'une discussion avec un nombre de parlementaires britaniques, elle lance sèchement: "Quoi qu'il en soit, je hais tous les iraniens" pour ajouter après sur un ton de confidence " juste entre nous les impérialistes"!

Voilà qui est dit! Elle s'attendait sûrement des britaniques leur approbation, en leur qualité "de fidèles alliés imparialistes"...Elle a eu droit à un scandale dans le journal britanique 'Daily Mail'! Dans des pays 'civilisés' comme les Etats-Unis ou la Grande-Bretagne, ce genre de propos haineux relèvent du pénal. Pour l'instant, l'administration américaine a nié ces propos en affirmant que "(elle) ne s'exprime pas de cette manière". La dame en rouge occupe toujours ses fonctions...

Les amércains ont lynché à juste cause le président iranien pour avoir déclaré "il faudrait rayer Israël de la carte". Mais quand des propos aussi haineux sortent de la bouche de l'un des leurs, il semblerait que ca ne revêt pas la même importance ni la même gravité. Pour moi, les américains jouent le même jeu que le président iranien, et leurs discours de haine sont aussi condamnables que celui de Mahmoud Ahmadinejad.


Ca sent fort (et mauvais) la guerre...

Source.

03 octobre 2007

Les langues de P...

La société tunisienne souffre depuis longtemps d’un mal pernicieux: la médisance et les ragots. Difficile de trouver aujourd’hui un tunisien qui n’ait pas été victime de cette pratique si répandue, ou qui n’ait pas consommé ou colporté des « dossiers » (doussiet), c'est-à-dire des histoires souvent d’ordre personnel et privé sur d’autres personnes.

« Ettakti3 ouettariich » est le terme souvent employé pour désigner cette pratique. Traduit littéralement, cela veut dire « déchirer et déplumer ». Je trouve que l’image transmise par cette expression colle parfaitement aux faits. Car les conséquences de ces commérages peuvent être terribles : vies et réputation détruites, image salie, faillites sociale et économique, voire même dans certains cas des divorces douloureux. D’autant plus que la propension des tunisiens à croire à ces histoires, qu’elles soient justifiées ou pas, est très grande. Le tunisien raffole des détails croustillants, des histoires honteuses et embarrassantes, et ce qu’il aime le plus, c’est d’y amener sa contribution en commentant en long et large les faits colportés et en les pimentant grâce à un grand talent d’imagination et une bonne dose de mauvaise foi. Ainsi par exemple, une femme qu’on apercevrait en présence d’un homme qui n’est ni son mari ni son parent pourrait très bien passer pour une infidèle, pour ne pas dire pute ; un homme qui réussit dans ses affaires pour malhonnête, pour ne pas dire voleur…

Chez certaines personnes, le colportage et la médisance se limite à un simple vice, une occupation comme une autre, une façon de passer le temps comme si on lisait un magazine people. Chez d’autres personnes, la pratique pourrait prendre des proportions plus grandes pour devenir un véritable mode de vie. Il y a toujours dans une famille, dans un lieu de travail ou dans un groupe d’amis une ou deux personnes qui sont là pour remplir cette fonction, celle de parler des autres en leur attribuant toutes sortes de faits inventés juste pour exister et amuser la galerie.

Comment expliquer un tel comportement, qui existe indépendamment du milieu socioculturel et du niveau d’instruction ? Par la psychiatrie ! Je pense en effet que cette pratique cache une agressivité enfouie dans chaque personne qui s’y adonne. La méchanceté et la violence envers les autres est pour les racontars un véritable exutoire. Ca leur permet de se défouler, d’extérioriser leurs propres angoisses en s’acharnant sur les autres. Ca leur permet aussi d’exister au sein d’une société ou d’un groupe qui se délecte de leurs histoires. Ces gens sont tous simplement malades, seuls et dépressifs…

Les histoires qu’on répète ou qu’on invente sur les autres peuvent sembler banales, mais elles peuvent heurter et faire très mal aux victimes. Les colporteurs ne mesurent jamais les conséquences de leurs actes à l’avance, mais essayeront de se justifier par tous les moyens, notamment en niant tous faits, s’ils sont démasqués. Donc, en plus d’être malades, ils sont souvent lâches…

A tous les racontars qui se reconnaîtront : trouvez-vous une autre occupation, ou encore mieux, allez voir un psychiatre, cela vaudra mieux pour toute la société…

02 octobre 2007

L'art à la pakistanaise


Voici ce qui vous attend à l'entrée d'un nouveau musée pakistanais, des statues représentant des femmes voilées...Franchement, ca ne donne pas envie d'entrer dans le musée!

La monnaie tunisienne à travers le temps

1 Franc- 1920

50 centimes-1920

1000 francs- 1941



20 francs- 1943




5 francs-1944



1000 francs-1946

100 francs-1947



1000 francs-1950


50 centimes-1943

1 franc-1943



Fin de l'ère du protectorat Français. Premiers billets de banque tunisiens (en dinars tunisiens) après l'indépendance.




1/2 dinars-1958




1 dinar-1965


10 dinars-1969


1/2 dinars-1972


5 dinars-1972



1 dinar-1973



10 dinars-1973



10 dinars-1980



10 dinars-1983


20 dinars-1983


Fin du règne de Habib Bourguiba. Billets émis à partir du 7 Novembre 1987




5 dinars-1993




20 dinars-1993




30 dinars-1997




10 dinars- 2005



10 dinars-2005


On peut remarquer qu'à l'époque coloniale, des femmes, souvent des paysannes, étaient représentées sur les billets de la monnaie de l'époque, le franc. Une banque commune à l'Algérie et la Tunisie émettait ces billets. Aux années 1920, on peut remarquer la présence du croissant et de l'étoile sur les billets, relatifs à l'Islam. Ces signes religieux ont disparus pendant les années 1940.
Juste après l'indépendance, et durant tout le règne de Bourguiba, tous les billets émis représentaient la tête du combattant suprême. Toujours la même pose, la même expression, on remarquera seulement le changement de profil: mise à part le premier billet de 1/2 dinars datant de 1958, Bourguiba posera du profil droit jusqu'en 1973, où il changera de profil. Il aura aussi pris quelques rides avec le temps...Les figures représentées sur le billet traduiront souvent le développement économique et industriel réalisés en Tunisie.
A partir de 1987, plus de bourguiba sur nos billets. Hannibal, Ibn Khouldoun et Abou El Kassem El Chabbi le remplaceront. C'est à partir de ce moment là aussi qu'apparaîtera notre chiffre porte-bonheur sur nos billets...
Aujourd'hui, en 2007, la Banque Centrale Tunisienne est entrain de réfléchir à émmettre des billets en plastique. L'avantage de cette matière c'est qu'elle est plus résistente et difficile à déchirer et à fausser. J'attend de voir le résultat...