20 mars 2008

20 Mars 1956 -20 Mars 2008


Le parti Néo-Destour de Habib Bourguiba est au coeur de la marche vers l'indépendance de la Tunisie qui se frotte à la résistance française au début des années 50. Au principe de « cosouveraineté » que préconise Paris, s'oppose celui de l'indépendance complète que réclament un nombre grandissant de Tunisiens. Le recours à des actes de violence provoque de nombreuses arrestations. Les réformes adoptées restent insatisfaisantes jusqu'à ce que Pierre-Mendès France accorde l'autonomie interne en juillet 1954. À la faveur de l'évolution de la situation marocaine, Bourguiba, vainqueur d'un bras de fer au sein du Néo-Destour, signe à Paris, avec le psident du Conseil Christian Pineau, le protocole confirmant l'indépendance de la Tunisie. La proclamation, faite le 20 mars 1956, est suivie par des élections que remportent haut la main le Néo-Destour et ses alliés du Front national. En juillet 1957, la monarchie est abolie et la République de Tunisie proclamée avec Bourguiba pour président.

Composition du 1er Gouvernement

Habib Bourguiba, Premier Ministre, Ministre des Affaires Étrangères et Ministre de la Défense;
Bahi Ladgham, Vice-Premier Ministre;
Taieb M'hiri, Ministre de l'Intérieur;
Mongi Slim, Ministre d'État sans portefeuille;
Ahmed Mestiri, Ministre de la Justice;
Mahmoud Materi, Ministre de la Santé Publique
Lamine Chebbi, Ministre de l'Éducation
Hédi Nouira, Ministre des Finances;
Ferjani Bel Haj Ammar, Ministre du Commerce et de l'Industrie;
Ezzedine Abbassi, Ministre des Travaux Publics;
Moustapha Filali, Ministre de l'Agriculture;
Mahmoud Khiari, Ministre des PTT;
André Barouche, Ministre de l'Équipement et de l'Habitat;
Mohamed Chakroun, Ministre des Affaires Sociales;
Azzouze Rebai, Secrétaire d'État à la Jeunesse et au Sport;
Bechir Ben Yahmed, Secrétaire d'État à l'Information.

Quelques dates importantes qui ont suivi l'indépendance


25 mars 1956 : Election des membres de l’Assemblée Nationale Constituante. Triomphe des listes du «Front National», présidé par le Néo Destour, et des organisations nationales alliées : l’UGTT, l’UTICA et l’UNA (fondée le 2 décembre 1955) et un certain nombre d’indépendants.

9 avril 1956 : Tenue de la première réunion de l’Assemblée Nationale Constituante, au cours de laquelle le leader Habib Bourguiba est élu président de l’Assemblée.


17 avril 1956 : Discours du leader Habib Bourguiba devant l’Assemblée Nationale Constituante et présentation du programme du Gouvernement de l’Indépendance.

18 avril 1956 : Tunisification de la sûreté nationale.
15 juin 1956 : Reconnaissance, par le France, de l’exercice, par l’Etat tunisien, de sa souveraineté extérieure.
24 juin 1956 : Création de l’armée nationale.
26 juin 1956 : Suppression du corps des «Amels» (préfets du Bey) qui est remplacé par le corps des gouverneurs.

31 juillet 1956 : Tunisification de la Radio.

13 août 1956 : Promulgation du Code du Statut Personnel.

8 octobre 1956 : Création de la Garde nationale.
26 Avril 1957: Proclamation de la République

3 novembre 1958 : Inauguration de la Banque Centrale de Tunisie (BCT), annonce de l’émission du dinar et suppression de l’union douanière avec la France.


تحيا تونس

2 commentaires:

ne fait pas partie des crétins a dit…

habib bourguiba= premier ministre, ministre des affaires étrangères et ministre de la défense . Ech 5ala ?
Quand je pense qu'y en a qui l'adore encore, malgré ça . Il a bien eu raison d'en profiter , après tout pourquoi s'en serait-il priver face à ce ramassis de crétins .

Klines a dit…

http://tunisie-harakati.mylivepage.com

Je ne comprends pas comment le peuple tunisien puisse encore aimer Bourguiba ? Cet homme était un dictateur, ils l'ont oubliés ? O.K il a apporté l'indépendance à la Tunisie ! et alors ? Ben Ali n'est pas mieux certe, il est même pire. Les citoyens tunisiens adorent vénérer des monstres, des hommes qui font plus de mal que de bien, des hommes qui n'ont aucun respect pour les droits de l'homme et les bases de la démocratie. Les tunisiens doivent prendre leur avenir en main ou arrêter de se plaindre, il n'y a pas cinquante solutions.