30 décembre 2008

Crimes de guerre


Outre la douleur ressentie à la vue du carnage qui se déroule en ce moment à Gaza, je ressens de la colère face à cette distorsion dans la valorisation des souffrances et des victimes, selon leur appartenance à un clan ou à l'autre. La tolérence de la communauté internationale et son silence face à une telle disproportion de la réponse israélienne vont dans ce sens. Au nom de la lutte contre le terrorisme et pour garantir la seule sécurité d'Israël, la mort d'un civil israélien justifierait celles de dizaines de palestiniens...



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Ceux qui essaient ponctuellement de trouver des raisons à un énième crime de guerre de l'Etat Israélien, ont la mémoire bien courte. Car le crime a commencé bien avant, avec l'apartheid,  la colonisation,  les démolitions des maisons, la concentration des populations et l'emprisonnement à ciel ouvert. Comment un Etat, dont le peuple porte encore en lui la mémoire de la shoa, et qui nous invite régulièrement à entretenir cette mémoire, peut-il infliger autant de souffrances à un autre peuple? Et quel crédit peut-on encore donner la Caummunauté Internationale, quand on assiste régulièrement à la violation de ses lois, avec sa propre complicité? Les dirigeants israéliens ont assuré avec arrogeance que "Tout ceçi n'est que le début" de leur opération de nettoyage, cyniquement appelée "Plomb fondu". Comme si 350 morts et 1600 blessés n'étaient pas assez. Dans le silence, le décompte se poursuivra...

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