29 octobre 2007

Agression raciste dans le metro de Barcelone



Une terrible agression qui a été filmée par les caméras de surveillance du metro de Barcelonne fait le tour d'internet depuis quelques jours. Une jeune immigrée sud-américaine se fait insulter, injurer et agresser physiquement et gratuitement par un jeune espagnol. Son seul tort: elle est immigrée sud-américaine. La jeune fille accuse les coups sans se défendre dans la plus grande indifférence des autres passagers du wagon...

"Asiatiques, slaves, maghrébins et latino-américains affluent en Espagne du fait de la plus grande souplesse de la politique d'immigration en comparaison avec celles des autres membres de l'UE. Mais la discrimination à leur égard est de plus en plus grande. On voit une recrudescence des actes de violences racistes face à l'immigration de masse. En réponse à cela, les sud-américains forment des gangs pour se regrouper et se former une identité" Source: Desourcesure.com

24 octobre 2007

Confrontation


La secrétaire d'Etat américaine acceuillie par une militante anti-guerre, les mains rouges de faux sang. Photo AP

16 octobre 2007

L'Etat à la rescousse

L'Etat s'engage à recruter 12 800 fonctionnaires pour l'année 2008! Est-ce une réponse à la croissance continue du taux de chômage en Tunisie, surtout celui des jeunes diplômés (Plus de 80 000) ?
Les administrations concernées sont les suivantes: l'education nationale (4865 postes), la santé (1429), la culture, le sport et la jeunesse (722), Banque & finance (950), affaires sociales (225); le reste des postes se répartissant sur les services, l'industrie etc.
Quand on connait la faible productivité de l'administration, et le nombre de doublons qui y existent déjà, on peut s'étonner d'une telle décision...La Tunisie est aussi fortement endettée, la création de ces postes pèsera certainement encore plus sur le budget de l'Etat.
En même temps, cette décison fera plaisir aux tunisiens qui ont une nette préférence pour la sécurité de l'emploi public.
Cette décision met en exergue une autre réalité, celle de la faiblesse de secteur privé tunisien qui a encore une fois démontré son incapacité structurelle à créer de l'emploi.
A réformer d'urgence!

15 octobre 2007

Les crues et les innodations en Tunisie

Par Harzalli Fadhel, enseignant à l'ISEFC Tunis

"La Tunisie est périodiquement affectée par des crues et des inondations catastrophiques qui engendrent des pertes humaines et des dégâts matériels importants. Les exemples ne manquent pas. Les inondations de septembre et d'octobre 1969, exceptionnelles par leur ampleur et leurs effets sur l’environnement, sont ancrées dans toutes les mémoires. Depuis, il y a eu celles de mars 1973 dans le bassin de la Medjerda, d’octobre 1982 dans la région de Sfax et celles de 1990 qui ont touché plusieurs régions de la Tunisie.

Données générales concernant la Tunisie

En Tunisie, les phénomènes d’écoulement qui provoquent des crues, elles-mêmes à l’origine des inondations, sont de deux types : l’écoulement concentré représenté par les cours d’eau et l’écoulement non concentré représenté par des nappes d’eau qui peuvent se former à l’occasion de pluies torrentielles.

En réalité, il n’existe en Tunisie que deux cours d’eaux exoréiques permanentes. Le plus important est, de loin, la Medjerda qui mérite le qualificatif de fleuve. Long de 484 km, ayant beaucoup d’affluents, il couvre un bassin versant de 23.700 km2 dont 16.000 km2 en Tunisie, le reste étant en Algérie orientale. Lorsqu’il atteint sa plaine deltaïque, au-delà de Tebourba, son module brut est de 30 m3/s et sa charge solide de 10 g/l. Lors de la grande crue de 1973, le débit de la Medjerda a atteint 3.500 m3/s. L’autre cours d’eau tunisien qui peut à peine être considéré comme permanent est l’Oued Miliane dont le débit peut atteindre 5.000 m3/s lors de crues de période décennale.

La Medjerda et le Miliane sont des cours d’eau typiquement méditerranéens : débits appréciables en saison froide, indigence grave, voire pénurie complète, en été, crues foudroyantes, démesurées et redoutées en cas de pluies torrentielles en automne, au printemps et en hiver. Les crues sont liées à la concentration et à la violence des averses, aux fortes pentes dans les bassins-versants et à la médiocrité du couvert végétal largement dégradé par les interventions de l’homme. Les autres cours d’eau importants de la Tunisie sont plutôt intermittents. Ils ne connaissent qu’un écoulement occasionnel.

Le régime de ces cours d’eau est extrême puisqu’ils sont soit à sec, soit en crue brutale. L’Oued Zéroud, généralement sans eau, a connu en octobre 1969 un débit instantané de 17000 m3/s. Les lits de ces organismes hydrographiques intermittents présentent des caractères originaux. Il n’y a ni chenal d’écoulement ni lit mineur, mais seulement un lit majeur car les écoulements correspondent toujours à des crues.

L’écoulement non concentré en Tunisie se résume dans le sheet-flood, nappe d’eau d’épaisseur décimétrique qui peut balayer les interfluves lors de pluies torrentielles caractérisées par de forts abats d’eau en très peu de temps. Favorisé par l’absence d’une végétation dense, surtout en Tunisie steppique, il peut engendrer de gros dégâts quand il se manifeste dans des villes, comme à Sfax en octobre 1982, mais il dévaste aussi les champs cultivés et les voies de communication.

En Tunisie, les crues sont de type monogénique, c’est-à-dire ayant une seule cause. Selon Paskoff, une crue-type en Tunisie peut être exprimée par un hydrogramme, représentation graphique de l’événement. La crue monte toujours plus vite qu’elle ne descend. Le temps de concentration écoulé entre le début de la pluie et l’apparition de la crue est très court, ce qui explique les fréquentes pertes dues à des véhicules qui s’avancent imprudemment dans des lits d’oued à des moments de fortes précipitations et qui sont surpris par le front de la masse d’eau déferlante. Les dommages des crues ont souvent été élevés.

En effet, les pluies des mois de septembre et octobre 1969 ont provoqué des dégâts matériels très importants : des ponts entièrement détruits, des tronçons de voies ferrées emportés, des voies intégralement dégarnies ; les ponts endommagés sont très nombreux surtout les ponts ferroviaires ; les routes en particulier ont subi de graves dommages.

Pour plus de détails concernant les dégâts humains et matériels des inondations, l’on peut se référer au tableau récapitulatif qui fait le point de la situation après les principales inondations.
Les crues en Tunisie et les inondations qui s’en suivent sont causées soit par les pluies très fortes d’automne, soit par celles d’hiver et du printemps. Sans prétendre à l’exhaustivité, nous prenons des exemples précis.

Premier exemple : les pluies diluviennes de l’automne (octobre) 1969.

Des pluies d’une exceptionnelle intensité, atteignant jusqu’à 300 mm par jour et une pluviométrie mensuelle dépassant par endroits les 800 mm, telle a été la situation en Tunisie pendant le mois d’octobre 1969. La carte de la répartition de ces pluies montre les influences déterminantes de l’orientation et du relief.

Le rôle de la latitude, très limité, n’apparaît que dans des régions que ni le relief, ni l’orientation ne favorisent, à savoir l’extrême Sud-Ouest. En effet, les grandes quantités d’eau dans les basses steppes ne peuvent s’expliquer que par l’orientation. La direction du courant perturbé paraît être le Sud-Est ; tout se passe comme si les courants perturbés en provenance du Golfe de Gabès avaient progressé dans trois directions distinctes, la plus importante étant celle orientée vers le Nord-Ouest.

L’influence du relief est sensible dans les régions accidentées qui reçoivent plus d’eau que les zones basses environnantes en Tunisie tellienne, elle n’a qu’une signification limitée au Sud.

Deuxième exemple : les pluies de l’hiver (décembre) 1973.

Des pluies extrêmement importantes ont intéressé certaines régions de la Tunisie pendant la première moitié du mois, provoquant de violentes inondations, particulièrement dans le Centre et le Sud. La disposition des isohyètes montre que la répartition échappe dans une certaine mesure aussi bien au facteur de la latitude qu’au facteur orographique.

Troisième exemple : les pluies du printemps (mars) 1973.

Le cas du mois de mars en Tunisie est remarquable autant par les grandes quantités d’eau enregistrées que par les conséquences qui en découlèrent. Ce mois fut particulièrement pluvieux. Néanmoins, la Tunisie ne fut pas uniformément affectée par les pluies. Les différences qui apparaissent entre les régions s’accentuent vers le sud où la partie saharienne fut la seule à ne connaître que des précipitations faibles. L’influence de la latitude dans la répartition des pluies se discerne par la diminution des précipitations vers le Sud du pays. Néanmoins, si cette influence paraît certaine à l’échelle du pays et s’affirme au Sud de la dorsale, il n’en ressort pas moins qu’en Tunisie tellienne la répartition des pluies se fait indépendamment de la latitude. Le relief explique en grande partie la répartition des pluies. En effet, les plus grandes quantités d’eau correspondent aux régions les plus élevées et les zones accidentées se détachent partout par les fortes pluies qu’elles ont reçues. L’influence de l’orientation a aussi joué son rôle ; le littoral septentrional reçut de grandes quantités d’eau. Il apparaît clairement que le facteur prédominant est celui de la direction du courant perturbé N-W.

Il apparaît que les très fortes pluies sont un phénomène qui a toujours existé en Tunisie. Ces pluies sont une des manifestations du caractère irrégulier, brutal et excessif du climat méditerranéen. Le proverbe tunisien : « Lamentes-toi s’il pleut, lamentes-toi s’il ne pleut pas » résume bien cette extrême irrégularité.

Les pluies très importantes ne sont pas un fait exceptionnel en Tunisie; chaque année, dans quelques régions du pays, des orages d’une violence particulière peuvent déverser des trombes d’eau en un laps de temps très court. L’essentiel des pluies en Tunisie tellienne est le résultat des courants perturbés du N-W car l’apport d’eau par perturbations du N-E est spatialement plus limité (régions orientales et versants exposés)".

14 octobre 2007

Photos des inondations

















Update: Tunisie, le bilan s'alourdit

"Trois nouveaux corps ont été repêchés &aujourd'hui par les secouristes portant à onze morts le bilan officiel des victimes des pluies diluviennes qui se sont abattues samedi sur la plupart du territoire tunisien, selon l'agence de presse officielle TAP

La télévision et la radio publiques avaient dans un premier temps fait état de neuf morts et neuf disparus, mais le nouveau bilan n'explique pas la différence entre les différents chiffres annoncés.
Toutes les personnes ont péri emportées par les eaux alors qu'elles se trouvaient dans leur voiture. "
(Le figaro Avec AP).



Les innondations dans le quartier d'El Menzeh6 il y a 2 semaines




Sources: Mosaïque FM, Tunisia watch, Mac125, Marhba

40 millimètres



40 millimètres est la quantité moyenne de pluie qui s'est abbatue sur le grand Tunis en quelques heures et qui a causé des innodations dévastatrices, de lourds dégâts matériaux et des morts.
Ce qui m'a frappé quand j'ai lu les témoignages des bloggueurs et vu les photos, c'est l'ampleur des dégâts causés par cette "petite quantité" d'eau, qui, selon les spécialistes, "ne représente pas un flot suffisemment dévastateur pour justifier les inévitables innondations".
Quelle est donc la cause de ces innondations?
La principale cause d'innondations dans les milieux urbains reste un débit excessif dû à de fortes pluies. Ce qui a donc causé les innondations à Tunis est plutôt le cumul des eaux qui n'ont pu être évacués à temps par les systèmes de canalisations prévus pour éviter les innondations.
Plus précisemment, le problème réside dans la lenteur de l'écoulement des eaux. Les canalisations prévues pour évacuer les eaux de pluie ne permettent pas dans l'état actuel des choses une évacuation rapide de l’eau pluviale car elles ont été conçues initialement pour subvenir aux besoins d’une zone réduite. Les différents aménagements n’avaient pas pris en considération l’avance des constructions anarchiques dont les canalisations s’incrustent dans le réseau existant, sans études préalables.


Les constructions anarchiques, c'est bien celà le problème principal. On construit n'importe où, n'importe comment, sans aucune politique d'urbanisation cohérente et sans études sérieuses de la faisabilité de ces constructions. Pourtant, le problème auquel on fait face est logique et facile à appréhender: c'est une "classique" saturation de réseau.
Ca me rappelle aussi un autre problème de saturation de réseau que les tunisiens ont pris l'habitude de subir: celui des réseaux de téléphones portables. Le problème de base est toujours le même: des structures de base trop faibles pour supporter le nombre croissant d'utilisateurs.
Il me semble que nous avons un sérieux problème de gestion de nos réseaux. pour revenir au cas des innondations, les architectes urbanistes n'ont pas bien fait leur travail, ni les différentes municipalités du grand Tunis qui ont permis de telles constructions, ni les services de l'ONAS qui sont sensés résoudre ce genre de problèmes.
J'ai bien peur que, comme d'habitude, on ne choisisse les solutions de facilités court-termistes en ayant recours à des politiques de "colmatage des brèches" sans s'attaquer au vrai problème...

13 octobre 2007

تتويج مشرف


في ها النهار العّيادي و السعيد، يشرفني باش إنزيد في فرحتكم بإعلامكم رسميا إلي بواتتنا العزيزة " الكاليبسو" الموجودة في الحمامات ولات عندها إسم وسمعة عالمية بمشاركتها بمناسبة ـ شدو أرواحكم ـ "

"BURN FG DJ AWARDS"

dans la catégorie

"Best Summer Club & City"


هاذا التتويج الحق يشرف تونس و يشرف إلي يملكو المحل،
وإلي نحلف عليهم باش يزيدو 50 وإلا100 دينار في سوم الدبوزة
باش يوليو في مقام الشرف الذي ُمنح لهم...
ويا فرحة شبابنا، إلي يستناو الصيف بالدقيقة و الدرج باش يسهرو في الكاليبسو، وإلي عندهم علم و ثقافة كاملة في ميدان الديدجيات
باش يفرحو بارشا كي بش يعرفو إلي هوما قد برزو عالميا
في الشطيح و الرديح


Source

11 octobre 2007

10 octobre 2007

Un tribunal tunisien donne raison à une enseignante voilée


Fait rarissime en Tunisie: un tribunal tunisien annule la décision du Ministère de l'éducation de renvoyer une enseignante qui a refusé d'oter son voil dans l'école secondaire publique où elle enseigne. Le juge derrière cette décision est une femme : le juge Samia El Bekri.

"Le juge El Bekri a jugé que la circulaire N° 102, publiée en 1986, qui interdit aux femmes de porter le voile, n'était pas conforme à la constitution et a demandé au Ministère de l'Education de réinstaller l'enseignante dans ses fonctions et de lui assurer un dédommagement tant financier que personnel. (...) Pour expliquer sa décision face au Ministère de l'Education, le tribunal a expliqué que la circulaire 102 "interfère dans la sphère des libertés personnelles, dans la mesure où cette façon de se vêtir exprime distinctement une appartenance culturelle, religieuse et intellectuelle et reflète une inclinaison personnelle."

Le même tribunal a aussi indiqué que la circulaire 102 "confère à l'administration une autorité sans limite" menaçant les libertés individuelles...Il a même qualifié la circulaire d'anticonstitutionnelle...

La justice tunisienne reprend-elle du poil de la bête et gagne-t-elle en indépendance? Pas si sûr, ni aussi facile...Mais le fait que ce tribunal ait rendu une décision opposée à l'avis du ministère sur un sujet aussi délicat que le voile représente quand même un signal bien fort. Sommes-nous sur la voix de la "normalisation" du port du voile en Tunisie? Cette décision y aura en tous cas contribué...Retse maintenant à attendre la réaction de l'Etat et de tout le tissu associatif qui lutte contre le port du voile...

Cette décision confortera dans leurs choix beaucoup de femmes tunisiennes qui se voilent. Ces femmes qui se voyaient refusées et refoulées de l'administration tunisienne pourraient désormais avoir recours à cette décision de justice. Cette juge vient en quelques sortes par sa décision de casser cette circulaire et d'annuler son effet. Cette loi devra-t-elle être modifiée ou suprimée? Le débat s'impose...

Source: Magharebia

A propos de sexualité...

Le Miracle chinois

Voici le secret de l'essor de l'économie chinoise: payer une misère à une armée de travailleurs qui exécutent leurs tâches dans des conditions déplorables. Cette vidéo est surprenante, elle montre 6 salariés d'usine chinois. Répartis à six dans une énorme presse à métal, ils sont obligés de baisser leur tête et rentrer leur bras toutes les 5 secondes pour ne pas se les faire broyer. Imaginez seulement le nombre d'accidents de travail qui ont dû être causés par cette presse à métal...




09 octobre 2007

Démocratie pour tous?


Jamais je n'ai été aussi dégouté qu'hier soir. La raison? J'ai regardé le premier épisode d'une série de 10 films qui seront diffusés sur la chaîne Arte (et sur 42 autres chaînes télé dans le monde) sur le thème de la démocratie.

"Arte et quarante et une autres chaînes mettent en question le système politique le mieux partagé au monde avec dix documentaires, du 8 au 16 octobre, Il s’agit d’une opération « planétaire », Arte, la BBC, la chaîne publique allemande ZDF et des homologues danoise et finlandaise ont créé en 2004 un « groupe de travail international » pour susciter dans le monde entier de multiples projets de documentaires sur le thème de la démocratie, ses difficultés, ses progrès, ses vertus, ses défauts, ses travers et, ici ou là, sa négation. En résumé, cette question est posée : en français, « Démocratie pour tous ? », en anglais, « Why Democracy ? » (Pourquoi la démocratie ?)"

L'épisode d'hier s'appelait "Un taxi pour l'enfer". Il était très bien documenté et a décrit avec précision les séances de torture militaires américaines infligées à des prisonniers afghans, avec l'autorisation et la signature de Bush et de l'administration américaine...

Comment dire? Au fur et à mesure des révélations, je suis passé par plusieurs sentiments: le dégoût, en voyant la cruauté des tortures affligées; la colère, en découvrant les documents officiels décrivant et autorisant ces pratiques et qui ont été signés par les responsables américains; et enfin le désespoir, en me rendant compte que faire respecter les droits de l'homme dans ce monde n'était en fin de compte qu'une utopie...

Quand on a délivré à cette famille afghane (qui ne comprenait pas un mot d'anglais) le certificat de décès de leur fils, rédigé en anglais et par les militaires américains, et où la case "homicide" était cochée pour expliquer la raison du décès...Ou quand on a montré le document officiel décrivant et autorisant ces pratiques, qui a été signé par Cheney, avec une mention en bas de page du signataire "Je reste bien debout 8 heures par jour, comment (les prisonniers) ne peuvent-ils pas le rester pendant 4 heures (durant les séances de tortures)?"...Je n'ai pu croire à autant de cynisme...

Au vu de cette cruelle réalité, je pense que c'est bien Bush qui représente la plus grande menace pour la démocratie aujourd'hui!



08 octobre 2007

Merci Le Temps...

Le fait est trop rare pour ne pas être cité! En me connectant sur le site de "Le Temps", j'ai tout de suite remarqué que quelque chose clochait, une impression de vide, quelque chose manquait...Et c'est là que j'ai réalisé qu'on parlait, pour une fois, de choses qui pouvaient vraiment intéresser les lecteurs: le premier article traite de la réforme de l'assurance-maladie en titrant "Les affiliés n'y comprennent toujours rien"; quant au deuxième article, il traite des difficultés de l'enseignement supérieur et de celles des jeunes diplômés chômmeurs, avec le titre " Nous devons oeuvrer pour éviter à nos jeunes d'être quelque part embrigadés"...
Audacieux et surprenant! Et ca fait vraiment plaisir...

05 octobre 2007

ما أخيبك يا عيبي عند غيري



Debra Cagan, ci-dessus sur la photo, et qui occupe la fonction "d'assistante du ministre de la Défense pour les affaires de la coalition" dans l'administration américaine, a prononcé une phrase, certes condamnable, mais qui a le mérite de nous éclairer sur l'idéologie des fonctionnaires de l'administration américaine.

Probablement mise en confiance lors d'une discussion avec un nombre de parlementaires britaniques, elle lance sèchement: "Quoi qu'il en soit, je hais tous les iraniens" pour ajouter après sur un ton de confidence " juste entre nous les impérialistes"!

Voilà qui est dit! Elle s'attendait sûrement des britaniques leur approbation, en leur qualité "de fidèles alliés imparialistes"...Elle a eu droit à un scandale dans le journal britanique 'Daily Mail'! Dans des pays 'civilisés' comme les Etats-Unis ou la Grande-Bretagne, ce genre de propos haineux relèvent du pénal. Pour l'instant, l'administration américaine a nié ces propos en affirmant que "(elle) ne s'exprime pas de cette manière". La dame en rouge occupe toujours ses fonctions...

Les amércains ont lynché à juste cause le président iranien pour avoir déclaré "il faudrait rayer Israël de la carte". Mais quand des propos aussi haineux sortent de la bouche de l'un des leurs, il semblerait que ca ne revêt pas la même importance ni la même gravité. Pour moi, les américains jouent le même jeu que le président iranien, et leurs discours de haine sont aussi condamnables que celui de Mahmoud Ahmadinejad.


Ca sent fort (et mauvais) la guerre...

Source.

03 octobre 2007

Les langues de P...

La société tunisienne souffre depuis longtemps d’un mal pernicieux: la médisance et les ragots. Difficile de trouver aujourd’hui un tunisien qui n’ait pas été victime de cette pratique si répandue, ou qui n’ait pas consommé ou colporté des « dossiers » (doussiet), c'est-à-dire des histoires souvent d’ordre personnel et privé sur d’autres personnes.

« Ettakti3 ouettariich » est le terme souvent employé pour désigner cette pratique. Traduit littéralement, cela veut dire « déchirer et déplumer ». Je trouve que l’image transmise par cette expression colle parfaitement aux faits. Car les conséquences de ces commérages peuvent être terribles : vies et réputation détruites, image salie, faillites sociale et économique, voire même dans certains cas des divorces douloureux. D’autant plus que la propension des tunisiens à croire à ces histoires, qu’elles soient justifiées ou pas, est très grande. Le tunisien raffole des détails croustillants, des histoires honteuses et embarrassantes, et ce qu’il aime le plus, c’est d’y amener sa contribution en commentant en long et large les faits colportés et en les pimentant grâce à un grand talent d’imagination et une bonne dose de mauvaise foi. Ainsi par exemple, une femme qu’on apercevrait en présence d’un homme qui n’est ni son mari ni son parent pourrait très bien passer pour une infidèle, pour ne pas dire pute ; un homme qui réussit dans ses affaires pour malhonnête, pour ne pas dire voleur…

Chez certaines personnes, le colportage et la médisance se limite à un simple vice, une occupation comme une autre, une façon de passer le temps comme si on lisait un magazine people. Chez d’autres personnes, la pratique pourrait prendre des proportions plus grandes pour devenir un véritable mode de vie. Il y a toujours dans une famille, dans un lieu de travail ou dans un groupe d’amis une ou deux personnes qui sont là pour remplir cette fonction, celle de parler des autres en leur attribuant toutes sortes de faits inventés juste pour exister et amuser la galerie.

Comment expliquer un tel comportement, qui existe indépendamment du milieu socioculturel et du niveau d’instruction ? Par la psychiatrie ! Je pense en effet que cette pratique cache une agressivité enfouie dans chaque personne qui s’y adonne. La méchanceté et la violence envers les autres est pour les racontars un véritable exutoire. Ca leur permet de se défouler, d’extérioriser leurs propres angoisses en s’acharnant sur les autres. Ca leur permet aussi d’exister au sein d’une société ou d’un groupe qui se délecte de leurs histoires. Ces gens sont tous simplement malades, seuls et dépressifs…

Les histoires qu’on répète ou qu’on invente sur les autres peuvent sembler banales, mais elles peuvent heurter et faire très mal aux victimes. Les colporteurs ne mesurent jamais les conséquences de leurs actes à l’avance, mais essayeront de se justifier par tous les moyens, notamment en niant tous faits, s’ils sont démasqués. Donc, en plus d’être malades, ils sont souvent lâches…

A tous les racontars qui se reconnaîtront : trouvez-vous une autre occupation, ou encore mieux, allez voir un psychiatre, cela vaudra mieux pour toute la société…

02 octobre 2007

L'art à la pakistanaise


Voici ce qui vous attend à l'entrée d'un nouveau musée pakistanais, des statues représentant des femmes voilées...Franchement, ca ne donne pas envie d'entrer dans le musée!

La monnaie tunisienne à travers le temps

1 Franc- 1920

50 centimes-1920

1000 francs- 1941



20 francs- 1943




5 francs-1944



1000 francs-1946

100 francs-1947



1000 francs-1950


50 centimes-1943

1 franc-1943



Fin de l'ère du protectorat Français. Premiers billets de banque tunisiens (en dinars tunisiens) après l'indépendance.




1/2 dinars-1958




1 dinar-1965


10 dinars-1969


1/2 dinars-1972


5 dinars-1972



1 dinar-1973



10 dinars-1973



10 dinars-1980



10 dinars-1983


20 dinars-1983


Fin du règne de Habib Bourguiba. Billets émis à partir du 7 Novembre 1987




5 dinars-1993




20 dinars-1993




30 dinars-1997




10 dinars- 2005



10 dinars-2005


On peut remarquer qu'à l'époque coloniale, des femmes, souvent des paysannes, étaient représentées sur les billets de la monnaie de l'époque, le franc. Une banque commune à l'Algérie et la Tunisie émettait ces billets. Aux années 1920, on peut remarquer la présence du croissant et de l'étoile sur les billets, relatifs à l'Islam. Ces signes religieux ont disparus pendant les années 1940.
Juste après l'indépendance, et durant tout le règne de Bourguiba, tous les billets émis représentaient la tête du combattant suprême. Toujours la même pose, la même expression, on remarquera seulement le changement de profil: mise à part le premier billet de 1/2 dinars datant de 1958, Bourguiba posera du profil droit jusqu'en 1973, où il changera de profil. Il aura aussi pris quelques rides avec le temps...Les figures représentées sur le billet traduiront souvent le développement économique et industriel réalisés en Tunisie.
A partir de 1987, plus de bourguiba sur nos billets. Hannibal, Ibn Khouldoun et Abou El Kassem El Chabbi le remplaceront. C'est à partir de ce moment là aussi qu'apparaîtera notre chiffre porte-bonheur sur nos billets...
Aujourd'hui, en 2007, la Banque Centrale Tunisienne est entrain de réfléchir à émmettre des billets en plastique. L'avantage de cette matière c'est qu'elle est plus résistente et difficile à déchirer et à fausser. J'attend de voir le résultat...