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01 mai 2010

Censored


Comme pour des dizaines de blogs et de sites tunisiens et étrangers, ce blog a été fauché par la dernière vague de censure qui s'est abattue sur le net tunisien cette semaine. Il est désormais inaccessible pour les lecteurs de Tunisie, même s'il existe toujours des moyens de contourner le blocage : en rajoutant S à http ou WWW à l'adresse du site, en s'abonnant aux posts par mail ou par flux RSS, en le suivant sur Facebook, en utilisant un proxy, etc.



La Tunisie prouve une nouvelle fois qu'elle est à la pointe de la
cybercenure. En dix ans de bons et loyaux services, l'ATI a eu le temps de faire des ravages et d'étendre sa censure au delà du champ politique, en ciblant aussi les réseaux sociaux et la blogosphère. Sur les 69 adresses de mon blogroll, 31 sont aujourd'hui censurées en Tunisie, soit un peu moins de la moitié! Les internautes tunisiens, tout en payant l'accès à un internet sensé être illimité, n'ont plus accès qu'à une version partielle et très allégée du net qui les prive de regarder des photos sur Flickr, des vidéos sur Youtube, de lire des articles sur Rue89, ou des blogs sur tunisr.com...Le plus ridicule dans cette situation est que les internautes ne payent pas seulement cher pour accéder à un internet limité, mais financent aussi cette limitation par l'argent de leurs impôts qui est dilapidé dans une censure....qui peut être contournée!

Hypocrisie, gaspillage d'argent, et atteinte aux droits et libertés constitutionnelles sont donc les ingrédients de cette censure qui place très justement la Tunisie parmi la liste très sélective des pays "
Ennemis d'Internet". Les tunisiens seront encore plus perdants qu'ils ne le sont déjà s'ils ne sont pas nombreux à exprimer leur désaccord avec cette censure massive et s'ils finissent par s'habituer à cette situation, au risque de la normaliser... Nous ne sommes pas libres réellement, tentons alors de le rester virtuellement!

Quelques liens pour aller plus loin sur la dernière vague de censure et pour participer aux différentes manifestations :


Censure massive de l’internet en Tunisie à l’approche des élections municipales
- ReadWriteWeb
Censure massive de l’internet en Tunisie
- minutebuzz
Massacre sur la toile
- Les Amis d'Attariq
Tunisie : Les pros du web face à l’erreur 404
- tekiano.com
Protestations contre la censure en Tunisie
- Korben
Tunisia: flickr, video-sharing websites, blogs aggregators and critial blogs are not welcome
- Global Voices Advocacy
Tunisie : La Journée noire du net
- TunisiaWatch
404 NOT FOUND
! Envoyez-vos photos pour protester
Liste de sites censurés en Tunisie

SAYEB SALAH
- Rejoignez le groupe Facebook de protestation
Manifestation réelle pour une liberté virtuelle
- Soyez présents
Le non-droit et l'arbitraire
Ammar : Arme de débilisation massive

مجزرة فكرية


27 mars 2010

"Que pensez-vous des blogs?"


Qui fait attention aux sondages qui paraissent sur les sites des journaux et quotidiens tunisiens? Personnellement pas trop, les thèmes choisis sont souvent légers ou futiles, et leur construction hasardeuse...

C'est que nous n'avons pas encore la culture du sondage en Tunisie. L'opinion étant strictement contrôlée, ou plutôt "encadrée" selon la terminologie gouvernementale, les sondages n'ont pas lieu d'être dans le pays de la censure.

Mais... les deux derniers sondages parus sur le site du journal LeTemps retiennent l'attention. Le sondage de la semaine dernière traitait des blogs, une fois n'est pas coutume...Avec une question "bateau" :
Que pensez-vous des blogs? et le choix entre 4 réponses dont je vous laisse juger la pertinence:



Le résultat est intéressant : environ 37% des répondants portent un intérêt aux blogs, 34% pensent qu'ils sont inutiles, et 28% n'ont pas d'opinion. On peut croire qu'il y a autant d'opinions positives que d'opinions négatives exprimées par les sondés au sujet des blogs.

Ces résultats prennent encore plus de sens si l'on consulte le sondage suivant, paru cette semaine, qui concerne cette fois les journaux :



On peut certes douter de la représentativité de ces résultats. Mais il semble clair que la vraie question posée derrière ces sondages est celle du lectorat des journaux face à celui, encore tout relatif, des blogs. Et la question se pose vraiment aujourd'hui à l'ère du journalisme de désinformation et de propagande : qui les lirait encore si on supprimait les pages d'annonce, de pub, de sport et de nécrologie?


11 novembre 2009

Cyber-repression


Les ennuis subis récemment par notre amie Fatma viennent nous rappeler que la libre expression sur internet représente aux yeux de nos censeurs une menace redoutable et redoutée. La piqure de rappel s'adresse cette fois directement aux blogueurs pour leur signifier que le risque de répression lié à la tenue d'un blog indépendant et au ton libre n'est pas que latent, mais bien réel et récurrent. Le projet Threatened Voices recense en Tunisie 19 cas d'atteintes à la liberté d'expression sur internet, la classant 4ème pays le plus répressif après la Chine, l'Egypte et l'Iran...

Selon les chiffres officiels, le nombre d'internautes tunisiens s'est multiplié par 17 en 8 ans, pour représenter 17% de la population en 2008 contre seulement 1% en 2000. Parallèlement, le nombre de blogs tunisiens n'a cessé d'augmenter, et les sujets qui y sont abordés sont de plus en plus variés, audacieux, et critiques sur des questions d'intérêt public. Des sujets qui sont strictement contrôlés et censurés dans tous les autres médias traditionnels, d'où la menace que représente la blogosphère, aussi modeste soit-elle, sur l'ordre établi.

Les attaques subies par les blogueurs peuvent varier : cela va de la censure des contenus jusqu'aux convocations policières répétées et l'emprisonnement. Le cru des élections 2009 est jusque là très lourd : une blogueuse harcelée et pas moins de 4 blogs censurés ou disparus : http://el-clandestin.blogspot.com ; http://rafiiik.blogspot.com ; http://fatma-arabicca.blogspot.com ; et http://dawwen.blogspot.com. L'objectif est toujours le même : faire peur et convaincre que le prix à payer est cher, réduire les blogueurs au silence en les intimidant par les déboires subis par l'un de leur congénère, Fatma en l'occurrence.

Isolés par nature, les blogueurs sont de ce fait plus exposés et vulnérables aux attaques, s'ils n'ont pas les moyens de se défendre. L'impressionnante mobilisation qui a suivie les convocations répétées de Fatma et le relais reçu à l'échelle internationale ont été très importants pour montrer qu'on peut s'unir pour s'opposer à de tels excès et plaider pour un Internet libre et non censuré. Notre objectif ressemble à celui de nos censeurs : convaincre de notre côté que le prix politique à payer peut aussi être cher en cas de mesures répressives prises à l'encontre de tout blogueur citoyen. Car nous devrions avant tout être libres de nous exprimer.

Photo issue du groupe Facebook Free Fatma, aujourd'hui censuré en Tunisie.

07 novembre 2009

Fatma




Les lendemains d' "élections" ont toujours été difficiles en Tunisie, particulièrement pour les voix libres. La vague de répression habituelle qui s'abat sur le pays juste après le plébiscite sonne comme une punition collective pour tous ceux qui critiquent la situation trouble dans laquelle la Tunisie continue de s'enfoncer. Les journalistes et les blogueurs semblent être la cible privilégiée cette fois. Et c'est avec colère et tristesse que nous avons appris l'arrestation de notre amie blogueuse Fatma :

"La blogueuse et professeure de théâtre Fatma Arabicca, de son vrai nomFatma Riahi, a été convoquée le 2 novembre 2009 par la police de Gorjani à Tunis. Libérée le soir même, elle a été de nouveau convoquée le lendemain et placée en état d’arrestation. Des policiers l’ont escortée à son domicile à Monastir pour fouiller son appartement et saisir son ordinateur." Le Blog de soutien de Fatma

Fatma est soupçonnée d'être derrière le blog DebatTunisie. Il est pourtant facile de vérifier que ce n'est pas le cas. Ils semblent donc vouloir envoyer un signal fort aux blogueurs, en faisant payer la note Fatma. Selon l'avocate , aucune charge n'est encore retenue contre elle. Si elle devait passer devant le procureur lundi 9 Novembre, il peut décider de la libérer, ou de la présenter devant un juge quelques jours après...

Que reproche-t-on à Fatma? Est-ce d'avoir partagé avec nous ses textes et sa soif de liberté? Ou alors d'appartenir à une communauté de blogueurs qui, malgré la censure, a su sauvegarder sa liberté de ton et d'expression, chose intolérable en Tunisie aujourd'hui? Un fort mouvement de solidarité est né spontanément sur la toile, en témoignent la blogosphère et le groupe Facebook qui a rassemblé en 24h plus de 1000 membres. Global Voices Advocacy, Aljazira, RSF et le Los Angeles Times ont aussi relayé son cas. Nous espérons qu'avec toutes ces voix qui lui apportent du soutien, Fatma soit le moins isolée et vulnérable possible face à une justice qui peut être instrumentalisée. Fatma, nous sommes avec toi!

Edit à 16h30 : "Bonne nouvelle! Fatma a été libérée cette matinée, son avocate, maître Leila ben debba, ne sait pas encore si cette libération est due à la clôture du dossier et à la non rétention des charges ou si c’est une libération provisoire"

05 juillet 2009

La censure de retour sur Facebook


Les censeurs du net semblent suivre minutieusement la formule du "plutôt prévenir que guérir" pour contrôler la toile.

Alors que le groupe Facebook "Free From 404: pour le retour de Youtube et de Dailymotion" gagnait en popularité très rapidement ces derniers jours,- en approchant les 4000 membres depuis le 1er Juillet-, la censure a procédé aujourd'hui à une "coupe " dans les membres du groupe, en réduisant la communauté à seulement 400 membres. Difficile de saisir comment ils ont procédé, mais beaucoup de membres du groupe se sont apperçus aujourd'hui qu'ils n'y appartenaient plus! Il est clair qu'on a voulu nuire à la popularité de la compagne, et la stopper dans son impulsion.

Mais les conséquences de la manoeuvre ne peuvent être que positives. La réaction de la censure renforce la crédibilité du projet, permettant à chaque membre du groupe de vivre concrètement un cas de censure. Le nombre de membres est déjà remonté à plus de 1400 en quelques heures. Celà donne aussi du grain à moudre pour les défenseurs de la cause, ce qui lui permet de durer.

Pour rejoindre le groupe, ici.
Photo de Khmaies

01 juillet 2009

Express yourself, don't repress yourself!




Exprimer son opinion et dire librement ce que l’on pense…Voilà peut-être le plus grand défi que chaque tunisien doit relever aujourd’hui. Nous avons été élevés dans la mesure et dans la censure de nos propres opinions ; nos aînés nous ont toujours recommandé d’éviter de parler des sujets qui fâchent …

Il n’est plus possible aujourd’hui de vivre comme des autistes, bouches cousues et faces voilées…

Environ 10 ans après la naissance de la toile tunisienne, plus d’1 million de tunisiens continuent de naviguer dans un web censuré et strictement surveillé. Nous n’avons pas le droit de regarder des vidéos sur Youtube ou Dailymotion, pas le droit de nous informer auprès de médias indépendants. Il nous est interdit d’adhérer aux causes auxquelles nous sommes sensibles, interdit aussi de nous exprimer librement sur les réseaux sociaux. Nos comptes mails peuvent êtres trackés, et nos données personnelles violées. La toile tunisienne ressemble à une cour de prison, où un gardien armé est posté dans chaque petit recoin. ..

Les internautes tunisiens ont su s’adapter pour trouver des moyens de contourner la censure. Nous utilisons des proxys, ces serveurs anonymes qui échappent à la surveillance. Nous avons créé des sites relais pour diffuser les informations ciblées par la censure. Nous nous sommes réfugiées dans des réseaux sociaux (Blogosphère, Facebook, twitter), où nous nous regroupons pour mieux contrer la censure…Nous usons de notre humour et de notre persévérance pour résister aux pressions. Tout cela est bien, mais pas suffisant.

D’où l’intérêt d’unir nos voix aujourd’hui, nous qui sommes tous concernés d’une manière ou d’une autre par la censure sur internet et ailleurs, pour réclamer notre droit à l’expression libre. Un droit fondamental surtout dans un pays comme le notre, tristement reconnu aujourd’hui pour être l’un des plus oppresseurs de la liberté d’expression dans le monde.

C’est d’autant plus important qu’en l’absence de presse libre, et donc de contre-pouvoirs et de garde-fous aux agissements des uns et des autres, il n’y a que la scène virtuelle qui peut aujourd’hui constituer un espace ouvert à un débat public objectif et constructif…
Résistons donc à la censure!

14 mai 2009

Not Free


Y a-t-il chose plus bête que de censurer un blog?

La censure d'un blog, qui est de plus aussi populaire que celui de 3amrouch, provoque automatiquement une onde de choc dans la blogosphère pour dénoncer cet acte inutile. Cela a pour conséquence de médiatiser cet acte de censure, et de relayer largement l'information que l'on a voulu cacher. Avec quelques centaines de visiteurs par jour et pour chaque blog qui reprend le fameux tabou, le censeur fait exactement ce qu'il faut pour la diffuser plus vite et plus fort.

Tout blog est facilement dupliquable si son auteur le souhaite. Le censurer, c'est tout simplement le déplacer sur la toile. Il existera toujours et sera également accessible, d'une manière ou d'une autre. Ce qui laisserait penser que la sanction de la censure est plus symbolique qu'effective. C'est pour punir. C'est une manière de rappeler à chacun que l'on est surveillé, et aussi de redéfinir les lignes rouges à ne pas dépasser...

Une nouvelle fois, la Tunisie confirme son statut de "Not Free" obtenu dans le dernier rapport de Freedom House, dont voici un extrait:

Although the Tunisian blogosphere is still young (effectively started in 2006) and comparatively small (600 active blogs), it serves as a dynamic alternative forum for the practice of free speech. Blogs have begun to play an important role in addressing issues and events that are considered to lie beyond the "red lines" observed by traditional media, such as the labor riots that took place in the Gafsa mining area in early 2008

05 mars 2009

Censure et libertés

Internet est aujourd'hui étroitement surveillé et contrôlé. L'information y est disponible et instantanée, donc non régulée, ce qui irrite les dictatures en place. Contrôler l'information, c'est contrôler l'opinion. Et la réponse des dictatures face à ce défi est double : d'un côté la censure des contenus indésirables et de l'autre l'utilisation du web pour manipuler l'opinion publique, par la propagande notamment. 

Les blogosphères sont les espaces les plus ciblés par le contrôle sur le net, à cause de leur relative liberté de ton. Blogs censurés, bloggueurs emprisonés, sites piratés ou qui disparaissent soudainement...et la panoplie est large. En même temps, ces mêmes qui censurent n'hésitent plus à investir le web pour contrer les voix dissidentes. En Iran, où une véritable guerre d'influence a lieu sur le net, on retrouve la technique du "blogging citoyen", qui doit certainement vous rappeler quelque chose...


 "The most recent chapter in these information wars is a decision by one of the units of the infamous Iranian Revolutionary Guards to launch 10,000 blogs to counter both secular and competing Shia voices. The result is a cacophony of warring religious factions. John Kelly, an expert in the Iranian blogosphere at Harvard's Berkman Center, has found that in the last year, the proportion of religious sites among the top 5,000 most-linked Iranian blogs has grown from 16 percent to 31 percent." 


Désormais, la censure sur internet est un indicateur direct des libertés et du degré d'ouverture dans un pays. Les plus grands censeurs sont les pays où il y a le moins de libertés. Avec l'amélioration progressive du taux de connection à internet, la censure devrait continuer à se renforcer si l'information dans le pays reste contrôlée. Les libertés ne se gagneront pas sur Internet tant que les internautes ne seront pas libres dans leur pays. 

20 décembre 2008

Propagande 2.0


« La propagande désigne l'ensemble des actions menées dans le cadre d'une stratégie de communication par un pouvoir politique ou militaire pour influencer la population dans sa perception des évènements, des personnes ou des enjeux de façon à l'endoctriner ou l'embrigader ». WIKIPEDIA.

Les deux dernières semaines ont été marquées par l’apparition subite d’un nouveau genre d’internautes sur le web tunisien. Ils ont envahi deux espaces particuliers : Facebook et la blogosphère, deux espaces reconnus pour leur liberté de ton et qui ont par conséquent déjà été censurés. Dans Facebook est apparu le groupe des « blogueurs patriotes », qui compte un certain nombre de blogueurs comme Naoufel Masri ou encore Manoubi AKROUT, ainsi que leurs amis. Par « patriotes », comprenez « pro-RCD », car en parcourant leurs textes, on se rend très vite compte qu’ils confondent « Patrie » et « Parti au pouvoir » : leurs écrits décrivent une Tunisie anesthésiée, ne souffrant d’aucun problème ni conflit et donc parfaite sur tous les plans...La Tunisie mauve.

Dans la blogosphère, on retrouve un des blogueurs cité ci-dessus, élu à 99,77% par les bloggeurs tunisiens comme meilleur spammeur de la semaine. Sa spécialité : le spam propagandiste. il est capable de diffuser  5 posts de plusieurs dizaines de lignes chacun, et ce en un temps record : environ 15 mn. Ceci était vérifiable il y a quelques jours sur son blog : seules deux ou trois minutes séparaient la diffusion des posts. Aujourd’hui, il a supprimé l’option d’affichage de l’heure de diffusion des posts, et fermé les commentaires aux lecteurs… La blogosphère a vite compris son jeu et l’a accusé à juste titre  de spammer : comment pourrait-on poster aussi rapidement des textes aussi longs, avec parfois même de la bibliographie à l’appui, sans forcément avoir recours au Copier-coller ? 

D’où viennent alors ces blogueurs pro du texte riche en superlatifs et autres essais « philosophiques » sur l’ère du Changement? La réponse est peut-être donnée par Mr. Masri lui-même : de l’Académie Politique du RCD, où il a été formé. Cette académie, crée en 1997, a pour but de former les meilleurs éléments du parti au militantisme politique. Au programme de chaque promotion 3 thèmes de recherches validés « par le président lui-même » et traités par 3 groupes de 10 académiciens. Ils sont accompagnés dans leurs recherches par des membres affirmés du parti, et ont même le privilège d’être reçus en conférence par le premier ministre ou autres membres du gouvernement. Ca, c’est pour la partie théorique de la formation. Dans la partie pratique, les apprentis sont plongés dans la vie du parti en faisant du terrain et en assistant à diverses réunions, colloques ou autres manifestations du parti.

Le site de la Chambre des Conseillers nous donne des détails intéressants sur cette formation, de telle sorte qu’on comprend mieux la mission de ses académiciens, et sa finalité. Plus précisément, la présence des blogueurs patriotes sur la toile a pour but de satisfaire à l’un des 3 grands enjeux directement liés à cette formation : garder le contrôle sur une société qui, avec l’amélioration du niveau de vie et du niveau d’éducation, devient  de plus en plus dure à convaincre, surtout avec son ouverture sur le monde grâce aux nouvelles technologies de la communication qui peuvent transmettre en temps réel ce qui peut se passer à travers le pays :

 

الرهان الثالث هو أن المستوى العلمي والمستوى المادّي للمواطن في ارتفاع مضطرد

 وهكذا يصبح المواطن صعب الإقناع خاصة في محيط عالمي مفتوح بتقنيات الاتصال الحديثة وسرعة نقل ما يجري في كافة أنحاء المعمورة.

 

Pour cela, l’action qui incombe aux patriotes est clairement définie, aussi bien sur le fond :


ثمّ يأتي دورنا في الردّ على 3 أصعدة

الردّ على حملات التشكيك الصادرة عن المناوئين والمشكّكين الذين يستعملون شتّى الوسائل ويستغلّون كلّ الظروف والمناسبات لبثّ إدّعاءات ومعلومات مغشوشة. وسائلنا في الردّ عديدة القلم، والاتصال المباشر والتحرّك على السّاحة في جميع المواضع،

الردّ على الإشاعات،

إيقاظ وازع الغيرة على مكاسب البلاد لدى المتفرّجين بأن نكون سباقين عليهم لجرّهم لصفّنا وتحريكم.

 

Que sur la forme :

شكلا : من المؤكد أنكم تمرّستم على تقنيات الخطاب السياسي الملائم، المبسط القادر على التأثير والإقناع، والمرتبط بواقع الساعة والمتأقلم مع طبيعة المرحلة ومقتضياتها

. فلا مجال لخطاب مطوّل مملّ، يسرد المكاسب بدون تحليل ولا مقارنات.

 

Vous remarquerez au passage que la consigne sur la forme du message à délivrer est loin d’être respectée par les patriotes puisqu’ils font exactement le contraire de ce qu’on attend d’eux : leurs discours sont longs, ennuyeux, et ils ne font que réciter les acquis sans aucun effort d’analyse et de nuance. 

Tout celà laisse croire que la compagne de propagande qui précède les élections de 2009 a déjà pris place. Et cette fois, la mobilisation sur le net se fera bien sentir, à l’instar de ce qui peut se passer en Chine. Les blogueurs perturbateurs n’auront qu’à bien se tenir… 

Je vous  laisse enfin méditer sur la typologie de propagande à laquelle la blogosphère fera désormais face, après une période de purge par la censure :

Les propagandistes cherchent à aiguiller l'opinion publique pour modifier les actions et les espérances des personnes ciblées. La propagande complète les dispositifs de censure. Celle-ci opère dans le même but, mais de façon négative, par la sélection intéressée des informations favorables à l'interprétation voulue. La propagande procède par maitrise de l'information, alors que la censure la supprime. Ce sont les deux faces d'une même stratégie de domination mentale, surtout utilisée dans les contextes de guerre. Ces deux types de manipulation peuvent être interdépendants : la censure crée un besoin que la propagande s'empresse de combler. Ce qui distingue la propagande des autres formes de recommandation est la volonté du propagandiste de façonner la connaissance des personnes par n'importe quel moyen dont la diversion ou la confusion.WIKIPEDIA

12 décembre 2008

Double peine

Voulant participer à ce rendez-vous annuel sensé faire ressortir les meilleurs bloggeurs de l’année et les meilleurs talents, tous domaines confondus, j’ai soumis comme beaucoup ma liste de blogs préférés. Résultats des courses : 3 des 4 blogs que j’ai soumis n’ont pas été acceptés. Les recalés sont : Samsoum, Debat Tunisie et Arabica! Seul le blog de Pink a été jugé acceptable….

Comment réagir face à une telle bêtise ??? De quel droit peut-on affliger à des blogs de qualité comme les 3 que j’ai cités cette double peine, sachant que deux de ces blogs (Samsoum et Débat Tunisie) sont ou ont déjà été censurés par Aamar (ce qui prouve leur qualité d’ailleurs…), et que Arabicca peine à contrôler les ardeurs de ces commentateurs "anonymes"...

Ces Blogs Awards ne sont tout simplement pas représentatifs de la blogosphère tunisienne. Clairement, on a volontairement écarté tous les blogs qui dérangent et qui ont été censurés, ou ceux dont les auteurs osent aborder des sujets dits « sensibles ». C’est comme si c’était le gouvernement, ou un autre journal Boudourou qui avait organisé ces Awards. Ecarter les gens pour leurs opinions, ou pour les sujets abordés dans leurs blogs relève tout simplement de la censure ! Ecarter les « perturbateurs » et ne garder que les « bien-pensants », c’est une pratique traditionnelle et bien rodée qu’on retrouve partout et dans toutes les sphères en Tunisie : culturelle, sociale, politique et économique. On la retrouve désormais dans la blogosphère : c’est triste et rageant !

02 juillet 2008

Un cinquième blogueur syrien arrêté

Reporters Sans Frontières s'inquiète de l'arrestation du blogueur Hammam Haddad, étudiant en sociologie à l’Université de Damas, arrêté sans motif le 5 mai 2008, par les autorités de la capitale. RSF affirme qu'avec cette arrestation, la Syrie bat le record du monde avec 5 blogueurs arrêtés en un an...
Les autres blogueurs syriens arrêtés:Mohammad Badi Dak Al Bab, membre de l'Organisation nationale des droits de l'Homme en Syrie, qui est détenu depuis le 2 mars et condamné le 29 juin à six mois de prison. Le blogueur Tariq Biassi et les cyberdissidents Firas Saad, Habib Saleh et Kareem Arabji sont eux aussi prisonniers.
Pour plus d'informations sur les arrestations de blogueurs à travers le monde, visitez Committee to protect bloggers.

19 juin 2008

Excitation blogosphérique


Depuis un certain temps, des guerres virtuelles entre blogs gâchent un peu le paysage de la petite blogosphère tunisienne. J’ai pensé personnellement que ça allait être juste un épisode passager, qui était là pour combler le vide relatif laissé par la mobilisation très dense qui a duré quelques jours après les tragiques évènements de Redeyef, et qui disparaitrait naturellement avec le temps. Mais il semblerait que le conflit est bien parti pour durer.

J’avoue que cette atmosphère remplie d’insultes, de jugements, d’accusations, et de langage ordurier commence à peser, et j’ai remarqué que je n’étais pas le seul à le penser. J’aimerai donc parler de quelques règles implicites qui ont toujours caractérisé la blogosphère tunisienne depuis que je la fréquente, et qui ont toujours été respectées.

Tout d’abord, le respect de certaines règles élémentaires de civisme. Tunisie Blogs est une plateforme qui rassemble un certain nombre de blogs qui sont là pour partager (astuces, infos, opinions, etc…) et débattre. De ce fait, tout le monde attend des bloggeurs qu’ils publient des posts & commentaires avec un minimum de qualité et de respect. Les agressions, les menaces, les insultes et la désinformation ne pourraient avoir leur place dans une blogosphère. On peut bien entendu avoir des avis contradictoires, ainsi que la liberté d’exprimer ce que l’on veut dans son espace privé. Mais cela n’empêche pas que ça soit fait avec un minimum de respect, et d’argumentation. Il y a une différence entre le débat constructif fait d’avis contradictoires, et le débat inutile fait d’insultes et de jugements gratuits.

Au delà du débat sur l’intérêt des mobilisations du type « journée pour le Maghreb » ou « note rouge », celles-ci doivent émaner d’un certain consensus général pour qu’elles aient un intérêt et l’effet escompté. De telles mobilisations viennent généralement à la suite d’un processus de débat et de réflexions préalables, et qui durent dans le temps. Je pense que l’échec de la dernière initiative est dû à l’absence d’un consensus général sur l’utilité/pertinence d’une telle mobilisation. Ce qui ne veut pas dire que les bloggeurs (la majorité…) qui n’y ont pas participé n’ont pas leur avis sur le sujet. Pourquoi ne pas avoir demandé l’avis des autres bloggeurs (à travers un sondage par exemple) sur une telle initiative avant de la lancer de façon presque unilatérale ?

Il en va de notre crédibilité en tant que bloggeurs, ainsi que du potentiel démocratique de la blogosphère. L’intérêt n’est pas d’exclure « les mauvais » bloggeurs (car cela revient à censurer, chose qu’on dénonce), mais d'inciter ceux-ci à s'auto-réguler. L’intérêt est justement de garder ce côté « cru » et sans langue de bois des posts, qui font la distinction entre blogs et médias censurés, mais sans tomber forcément dans l’injure et les bas débats. Et qu’on ne nous dise pas d’accepter fatalement ce niveau de débat, sous prétexte qu’il reflète la triste réalité de notre société. Je suis d’accord pour dire que la médiocrité existe dans notre société, mais la société peut s’améliorer si chacun y met un peu du sien.

Il pourrait y avoir une place pour tout le monde : l’islam, et l’athéisme. Une place pour les gauchistes, comme une autre pour leurs détracteurs. Mais si les courants d’idées antagonistes commencent à rentrer en guerres croisées (sans mauvais jeu de mots…), ca donne lieu à un espace vide de sens. Encore une fois, les conflits d’idées devraient être source de richesse, et non un signe de décadence.

28 mai 2008

Mobilisation de la Blogosphère tunisienne: un succès selon Le Figaro

Dans un article intitulé "Les blogs de la colère secouent le monde arabe", le magazine français Le Figaro cite la blogosphère tunisienne:

«Ils comblent le vide laissé par la presse locale, muselée par les pouvoirs en place», constate Gert Van Langendonck, rédacteur en chef de Menessat, un site Internet dédié aux médias arabes. Corruption, torture, harcèlement… Rien n'échappe aux blogueurs. «En leur absence, personne ne serait capable de savoir ce qui se passe dans ces sociétés», remarque Alexandra Sandels, une journaliste suédoise qui travaille sur la cybercensure au Moyen-Orient.

Ni contraintes de taille ni délais d'impression pour ces petits génies de l'informatique. Grâce aux outils Internet sites Web de réseaux sociaux ou encore les twitters, ces textos envoyés directement d'un téléphone portable sur un blog , les blogueurs informent en temps réel, en évitant la censure. Succès garanti, à en croire la récente mobilisation de la blogosphère tunisienne, où l'on a pu voir de jeunes auteurs raconter, en direct, les manifestations organisées par des milliers d'ouvriers des mines de phosphates de Gafsa, Redyef et Oum-el-Arayess pour protester contre l'inflation. Les journaux officiels se sont gardés d'en faire part à leurs lecteurs.

Pour lire l'article en entier, ici.

20 mai 2008

A propos du MEPI et de l'IREX

Le débat fait rage depuis que l’IREX a lancé des invitations aux blogueurs maghrébins pour une rencontre au Maroc. Certains blogueurs tunisiens ont refusé de prendre part à cette initiative, accusant l’IREX, et par extension le MEPI, d’être un organe dépendant directement de l’administration américaine, ce qui lui enlève toute crédibilité aux yeux de ces blogueurs, qui préfèrent plutôt avoir affaire à des organes indépendants de la société civile américaine.

Au-delà des discours anti-Bush, et de la question de savoir si on peut faire confiance à une administration dont la conception de la démocratie à montré ses limites (cf. guerres Irak, Afghanistan et prison de Guantanamo), j’ai voulu me renseigner sur les activités, et surtout les réalisations du MEPI. Mon objectif étant de juger le plus objectivement possible de l’efficacité d’une telle initiative, et de donner le maximum d’éléments aux blogueurs tunisiens et maghrébins en général pour qu’ils puissent juger d’eux-mêmes de faits concrets, sans tomber forcément dans l’anti-bush cru...

Le MEPI a été au départ conçu comme un antidote à la stratégie traditionnelle des Etats-Unis en matière d’aide, qui se traduisait par des programmes d’aide à grande échelle basée sur des relations gouvernement à gouvernement ; et à la reconnaissance des USA que tout développement économique et social ne peut être réalisé sans qu’il soit accompagné par un travail de démocratisation politique. Le MEPI a donc pour mission de lancer des programmes de financement à petite échelle, adressées essentiellement aux organisations non gouvernementales arabes et à la société civile.

La question aujourd’hui est : est ce que cet outil de promotion de la démocratie a réellement atteint les objectifs qu’il s’est fixé au départ ?

Une enquête américaine indépendante (cette enquête n’est pas très récente car elle date de 2004, mais je la juge encore pertinente car l’administration américaine n’a pas changé depuis cette date, et que par conséquence, il y a peu de probabilité que le MEPI ait subi des changements de fond dans sa stratégie ou sa vision…) a déjà pointé les problèmes et les faiblesses du MEPI dans l’atteinte de ses objectifs, même si les fonds qui lui sont allouées par le congre américain, sur demande de l’administration Bush, sont en constante progression depuis 2002, et même si ses activités se sont renforcés dans la région MENA, avec deux bureaux de représentation, l’un à l’ambassade américaine à Tunis, et l’autre aux Emirats Arabes Unis.

Quand bien même les programmes financés par le MEPI seraient de nature à améliorer le bien-être des populations arabes, la stratégie du MEPI manque de lisibilité et de cohérence, ce qui réduit son impact réel sur le terrain. Comme le soulignent les auteurs de l’enquête :

While these projects individually present worthy opportunities to improve the lives of Arab men, women, and children, the sheer diversity of audiences and issues addressed by these programs means that their impact is likely to be limited in both scope and longevity.

Ce manque de cohérence serait dû à deux causes. Il y a d’un côté la pression exercée sur le staff du MEPI à dépenser activement son budget alloué afin de justifier de futures demandes d’augmentations de budget, ce qui a amené le MEPI à financer plusieurs projets sans qu’il y ait eu une planification et une vision stratégique au préalable. Il y a de l’autre côté la concentration de ces financements sur des programmes économiques, généralement contrôlés par les gouvernements arabes, et la négligence des projets sociaux et politiques, ce qui l’éloigne de son objectif principal :

MEPI's spending trend toward economic reform and away from political and social reform reflects a lack of attention to these cautionary Arab voices, and a willingness by the United States to rely on economic wedges to attempt to advance political liberty.(…) When a government demonstrates a real commitment to improving its responsiveness to citizen needs and its openness to citizen participation, it can be both appropriate and helpful for MEPI to provide government-to-government support. But where this will is absent, weak or feigned, MEPI's funding can have the effect of subsidizing an Arab government's attempts to build a kinder, gentler autocracy.


Le choix de favoriser une assistance aux gouvernements durant ses premières années d’activité a considérablement érodé la crédibilité du MEPI. Les oppositions démocrates et les sociétés civiles dans les pays arabes ont montré leur scepticisme envers le MEPI, rendant la réalisation de projets communs avec ceux-ci encore plus difficile qu’elle ne l’est déjà. Car un autre obstacle rencontré par le MEPI est une montée du ressentiment anti-USA chez le peuple arabe depuis quelques années. Ajouté à cela un stricte contrôle de la part des pouvoirs arabes, qui n’ont montré jusque là aucun intérêt à ce que leurs peuples se démocratisent réellement :


One North African activist recently told us that American democracy assistance projects such as those MEPI funds propose "to help us be more efficient, to organize. But there is something before this—to have the right to organize."

Absence de cohérence, de plan stratégique et donc d’impact ; hostilité de l’environnement où MEPI exerce ses activités ; strict contrôle des pouvoirs en place, et absence de volonté politique au plus haut degré, aussi bien de la part des américains que de celle des pouvoirs arabes représentent les obstacles qui, à mon avis, font que le MEPI ne pourra jamais atteindre ses objectifs en l’état actuel des choses.

Les détracteurs du MEPI lui reprochent, entre autres choses comme le manque de transparence, le fait que les programmes de financements qu’il met en place soient « politisés ». Le MEPI privilégierait des organisations déjà acquises à la cause des USA comme, en Tunisie, la Chambre de commerce tuniso-américaine (TACC) ou l’Institut de presse et des sciences de l’information (IPSI), avec qui il y a eu un différent:

Cet établissement collaborant depuis longtemps avec la Bowling Green State University (Ohio), le Mepi a accordé à cette dernière 50 000 dollars pour financer le partenariat, avant de démarcher directement l’IPSI. Il a été décidé de doter l’atelier presse écrite d’équipements permettant aux étudiants de fabriquer eux-mêmes leur journal interne. Le professeur Hamida el-Bour a été désignée par la direction de l’institut pour coordonner le projet. Des ordinateurs et un appareil photo numérique ont été achetés. Lorsqu’on s’est aperçu que le nom du journal, Perspective, rappelait fâcheusement une revue d’opposition publiée à Paris dans les années 1960, il a été remplacé par celui de Prospective. Huit numéros du journal ont été réalisés et un voyage aux États-Unis pour cinq étudiants et deux enseignants a été organisé. Le Mepi ne s’est pas immiscé dans le contenu du journal, jusqu’à ce qu’un de ses membres découvre incidemment, lors d’une visite, un article hostile à la politique américaine. Sa réaction a été brutale : « On ne vous donne pas de l’argent pour critiquer Bush. - Mais c’est ça, la liberté d’expression ! » a protesté el-Bour. (…)À la fin de l’année universitaire 2005-2006, lorsqu’il a été question du renouvellement de la subvention du Mepi, l’Ipsi a décidé de mettre un terme à la coopération. « Cela a été un flop, commente el-Bour. Je suis partie d’un objectif terre à terre : équiper mon atelier. Je ne pensais pas du tout au cadre politique et aux objectifs américains. Aujourd’hui, si c’était à refaire, je ne le referais pas. »

L’ambassadeur des USA en Tunisie a par ailleurs justifié l’arrêt de subventions à l’IPSI pour des raisons « logistiques ». Une autre polémique impliquant le MEPI est née en Tunisie concernant les contours du partenariat qui lie le MEPI avec la société tunisienne qui a lancé le nouveau magazine "l’expression ». Vous trouverez plus de détails sur cette affaire en cliquant sur ce lien.

Voilà pour le MEPI. Maintenant pour revenir à l’appel de l’IREX à organiser un Meet-up entre maghrébins, je pense que l’initiative est louable pour les raisons suivantes. Elle correspond d’abord à un besoin réel et éprouvé des blogueurs maghrébins à plus de dialogue et plus de débat, deux choses qui manquent cruellement dans la scène politique des pays du Maghreb. En plus, l’IREX a appelé à une rencontre strictement maghrébine, ce qui traduit une approche, pour une fois, différenciée du monde arabe : on ne peut pas traiter les pays du Maghreb et ceux du Golfe de la même manière. Il semble qu’ils ont commencé à le comprendre…A partir de là, je ne vois pas pourquoi on refuserait d’accepter cet appel, à moins que ce refus soit motivé par des considérations morales, qui prennent en considération les conflits israélo-palestinien et irako-américain…Dans ce dernier cas, il appartient à chacun d’agir selon ses propres convictions.

19 mai 2008

ما هي صورتك الصينية من العناصر المحلية؟

Merci PrincessTanit pour le tag. A mon tour de répondre aux questions:


ان كنت شجرة فما ه : si tu étais un arbre:

un cactus...

ان كنت اكلة فما هي : si tu étais un plat:

Une pizza:)

ان كنت زهرة فما هي : si tu étais une fleur:

Le jasmin, biensûr.

قرية او دشرة او حارة فما هي: un village ou un quartier:

Toujane

ان كنت قصيدة فما هي : si tu étais un poème:

Le poème du baiser "Sa'altouha Koblatan" d'Abou Nawas

ان كنت شخصية تاريخية فمن تكون : si tu étais un personnage historique:

Ibn Khaldoun

ان كنت شخصية خرافية فمن تكون : si tu étais un personnage imaginaire :

Bacchus

ان كنت وادي او نهرا فما هو : si tu étais un fleuve ou une rivière :

Le Nil

ان كنت شخصية قصصية فمن تكون: si tu étais le héros d'un roman:

Michael Pinson, de Bernard Werber

ان كنت حيوانا فما هو si tu étais un animal :

un chat

ان كنت حليا فما هو : si tu étais un bijou:

Une montre

ان كنت لباسا فما هو :si tu étais un vêtement :

Une écharpe

ان كنت شذى او رائحة فما هي : si tu étais une odeur ou un parfum:

L'odeur de ma fleur préférée...

ان كنت موقعا فما هو: si tu étais un endroit :

Dar El Behi

و كل من تورط في هذه الأسئلة مطالب بتوريط 6 مدونات و مدونين

Etkalem, El Greco, Maheva, Pink, Skydancer, Tarek