Après avoir reçu de l'ambassadeur d'Israel en Grèce 3 bouteilles de vin en guise de cadeau de voeux pour le nouvel an, le député socialiste grec Theodoros Pangalos retourne le présent à l'expéditeur, avec courtoisie et beaucoup de vérité dans sa lettre:
"Cher Ambassadeur,
Merci pour les trois bouteilles de vin que vous m’avez envoyé pour les fêtes. Meilleurs voeux, à votre famille, aux membres de votre ambassade et une bonne et heureuse année. Bonne santé et progrès pour vous tous.
J’ai malheureusement noté que le vin que vous m’ avez offert a été produit sur les Hauteurs du Golan. J’ai toujours su, depuis tout petit, que l’on ne doit ni voler ni accepter les fruits d’un vol. Je ne peux donc accepter ce cadeau et je dois vous le restituer.
Comme on le sait, votre pays occupe illégalement les Hauteurs du Golan qui appartiennent à la Syrie, selon le droit international et de nombreuses décisions de la communauté internationale.
Je saisis l’occasion pour exprimer mon espoir qu’Israël obtiendra la sécurité à l’intérieur de frontières reconnues et que les activités terroristes contre son territoire, de la part du Hamas ou de tout autre, seront contenues et rendues impossibles ; j’espère en outre que votre gouvernement cessera de pratiquer la politique des punitions collectives appliquées sur une échelle totale par Hitler et ses armées.
Les actions comme celles que les militaires israéliens exercent actuellement à Gaza, rappellent les holocaustes de Grecs à Kalavrita, Doxato, Distomo et certainement aussi dans le Ghetto de Varsovie.
Sur ces pensées, permettez que je vous exprime, ainsi qu’aux citoyens d’Israël et aux habitants de toute la région, mes meilleurs vœux."
Athènes, 30/12/2008
Rien à ajouter Mr le député!
Cette lettre est en ligne en versions grecques et anglaises sur le site du député. Source de la version française.
Flyers largués par l'armée israélienne sur la bande de Gaza pour inciter les habitants à la délation (appuyer sur l'image pour l'agrandir)
"C’est une vraie guerre. Une guerre très épuisante et traumatisante psychologiquement (...) Toutes les communications sont coupées ; tout le réseau de communication de Gaza été endommagé (...) C’est une véritable catastrophe ! Nous sommes immobilisés à l’intérieur de nos foyers. Tout est paralysé. Il n’y a rien qui bouge, hormis les ambulances qui transportent les morts et les blessés qui peuvent être évacués. C’est une situation désastreuse et personne ne peut savoir ce que cela va encore réserver."
Ce témoignage d'un journaliste palestinien qui vit à Gaza montre l'ampleur de la guerre des nerfs qu'Israel inflige en ce moment aux habitants de Gaza, en plus des bombardements sanglants qui ont fait plus de 500 morts et des milliers de blessés à ce jour. Selon Amnesty International, l'armée israélienne ne se contente pas seulement de tout raser sans distinction des bâtiments civils, universités et mosquées, mais elle joue également avec les nerfs des habitants en les appelant au téléphone pour les avertir de quitter leurs logements en raisons d'attaques aériennes imminentes : "L’objectif de ces menaces téléphoniques semble être de semer la panique au sein de la population civile, puisque dans la plupart des cas les bâtiments en question n’ont pas été bombardés. Si son objectif est bien de faire peur et non de prévenir réellement les habitants, cette pratique constitue une violation du droit international et doit cesser immédiatement."
Avec tous ces éléments à charges, comment peut-on encore parler d'opération "défensive"?
Outre la douleur ressentie à la vue du carnage qui se déroule en ce moment à Gaza, je ressens de la colère face à cette distorsion dans la valorisation des souffrances et des victimes, selon leur appartenance à un clan ou à l'autre. La tolérence de la communauté internationale et son silence face à une telle disproportion de la réponse israélienne vont dans ce sens. Au nom de la lutte contre le terrorisme et pour garantir la seule sécurité d'Israël, la mort d'un civil israélien justifierait celles de dizaines de palestiniens...
Ceux qui essaient ponctuellement de trouver des raisons à un énième crime de guerre de l'Etat Israélien, ont la mémoire bien courte. Car le crime a commencé bien avant, avec l'apartheid, la colonisation, les démolitions des maisons, la concentration des populations et l'emprisonnement à ciel ouvert. Comment un Etat, dont le peuple porte encore en lui la mémoire de la shoa, et qui nous invite régulièrement à entretenir cette mémoire, peut-il infliger autant de souffrances à un autre peuple? Et quel crédit peut-on encore donner la Caummunauté Internationale, quand on assiste régulièrement à la violation de ses lois, avec sa propre complicité? Les dirigeants israéliens ont assuré avec arrogeance que "Tout ceçi n'est que le début" de leur opération de nettoyage, cyniquement appelée "Plomb fondu". Comme si 350 morts et 1600 blessés n'étaient pas assez. Dans le silence, le décompte se poursuivra...
C’est énorme ce qu’une paire de chaussures a pu provoquer comme réactions partout dans le monde. D’abord, du côté des américains qui ont trouvé l'explication de ce geste si étrange : le jet de chaussure, parait-il, serait une insulte sévère chez les « arabes », pourBBC NEWS. CNN avance que cela relève plutôt de la culture " musulmane". Cherchez la vérité…
Les arabes, quant à eux, ont crié victoire : ici, là, ou là-bas. Pour eux, il s’agissait « des chaussures de la liberté! », de la vérité et de la vengeance. Et le journaliste qui les a jetés n’est qu’un..Héros !…La ferveur est telle qu’un milliardaire arabe bien excité a finit par ouvrir les enchères : il offre 10 millions de dollars pour avoir les chaussures volantes anti-bush…le prix de la liberté!
Bush quant à lui, goûte enfin à la liberté qu’il a instaurée en Irak, en laissant au passage des centaines de milliers d’irakiens morts. Aujourd’hui, on est si libre en Irak qu’on peut jeter des chaussures à la gueule de n'importe qui, même s'il s'agit du président des Etats Unis ! C’est du moins ce que pensent les collègues de l’homme du jour : this doesn't represent the Iraqi people, but that's what happens in free societies where people try to draw attention to themselves.
Seul le grand public s’est bien régalé de cette histoire. Ce journaliste a fait exactement ce que beaucoup de gens, et parmi eux beaucoup d'arabes, auraient fait ou aimé faire s’ils étaientdevantBush : lui jeter leurs chaussures en criant « ya Kaleb », comme on fait, très couramment, pour chasser un chien errant et indésirable. The flying shoe speaks more for Arab public opinion than all the despots/puppets that Bush meets with during his travels in the Middle East. Source.
Réponse logique: des ressources alimentaires de base, des médicaments, des prothèses pour ceux qui ont perdu un membre, du soutien psychologique pour ceux qui ont perdu parents et patrie, le rapatriement des 25 000 enfants réfugiés au Liban, une eau potable pour les nourrissons fragiles, etc.
Aussi incroyable que cela puisse paraître, les forces d’occupation en Irak ont toute une autre vision des besoins urgents des enfants irakiens. Ils pensent en effet que Bagdad manque avant tout de « divertissements». Et pour remédier à ce manque vital, les américains ont une solution, qui peut se révéler aussi efficace que leur tentative de « démocratisation » de l’Irak: installer un parc de divertissement « Disney Land » tout prêt de la zone verte de Bagdad!
Appuyé par le Pentagone, une société inconnue et anonyme de la ville de Los Angeles « C3, » une société de financement par capitaux propres, servira à développer le projet du « Bagdad Zoo and Entertainment Experience. » Le parc sera conçu par la société Ride and Show Engineering (RSE).
Grâce au monde magique et féérique de Disney, la « reconstruction démocratique » du pays sera ainsi accompagnée d’une « reconstruction culturelle » de la société irakienne. Selon Michel Chossudovsky*, professeur d'économie à l'Université d'Ottawa au Canada :
La mort, la destruction et la torture qui sont la réalité quotidienne de l'Irak seront remplacées par un « un monde de rêve Made in USA. ». (…) Ce projet constitue une forme abjecte de propagande de guerre. Il consiste à dissimuler l'ampleur des crimes de guerre commis à l'encontre du peuple irakien au nom d'un illusoire « rêve américain. ». (…) Un tel projet est destiné à inculquer les valeurs américaines et à détruire l'identité irakienne.
Questions subsidiaires :
1/ Pourquoi faire payer les enfants irakiens pour aller voir « le tunnel de l’épouvante », une des attractions célèbres des parcs Disney, alors que l’horreur s’offre à eux, et cela gratuitement, partout dans le pays ?
2/ Quel nom choisira-t-on à cette arme de divertissement massif : Abou Ghraib Disney Land peut-être ?
Nous assistons depuis un certain temps à une escalade des mots fort significatifs et violents pour décrire le conflit israélo-palestinien. Nous avons eu droit à tout ou presque : l'utilisation du mot shoah par le vice-ministre de la défense Vilnay pour menacer le régime du Hamas ; l’affaire Bruno Guigue, limogé de sa fonction de sous-préfet pour avoir traité Israël d’état terroriste dans une tribune libre d’un ton assez dur et où on peut lire des phrases comme « L’Etat d’Israël est le seul où des snipers abattent des fillettes à la sortie des écoles» ou « les geôles israéliennes, où grâce à la loi religieuse, on interrompt la torture durant le shabbat» ; le mot apartheid sionisterepris ici ou là ; le terme nettoyage ethnique, qui fait le titre du livre de l’historien israélien Ian Pappe, pour dénoncer les exactions israéliennes…
Hier, lors d'une réunion du Conseil de sécurité sur le Proche-Orient, la comparaison de l’ambassadeur Libyen de la situation dans la bande de Gaza à celle des camps de concentrations nazis a provoqué de vives colères et émotions dans les rangs du conseil.
L'ambassadeur de France a aussitôt enlevé son oreillette, et a quitté la salle, suivi par nombre de ses collègues. Seul l'ambassadeur syrien est venu à la rescousse de son collègue lybien : "malheureusement, ceux qui se plaignent d'avoir été les victimes d'un génocide (pendant la Seconde guerre mondiale) répètent le même genre de génocide contre les Palestiniens."Le Post.
Tous ces mots ont une signification et un certain poids dans les mémoires et les consciences. L’emploi du terme «camp de concentration nazi » par le libyen n’est pas anodin, mais voulu pour choquer et provoquer. C’est en effet un terme qui parle aux occidentaux, la plaie du nazisme étant toujours vive et béante. L’expression « remuer le couteau dans la plaie » ne peut trouver meilleure signification pour décrire cet énième incident onusien. Cela expliquerait en partie les vivres réactions que provoquent ces mots et ces termes à chaque fois qu’ils sont employés. Mais comme le dit Gigue dans sa réponse à ses détracteurs, les réactions à de tels propos sont vives, aussi parce qu’elles « heurtent de plein fouet la doxa occidentale »…
Au-delà des mots, des superlatifs et des références historiques, qu’en est-il vraiment de la situation actuelle dans les territoires occupés ? Pour vous aider à juger par vous-même, un article édifiant , intitulé Our reign of terror, by the Israeli Army paru le 19 Avril dans le magazine anglais « The independant », et qui reprend les témoignages de soldats israéliens, laisse sans voix, tellement les faits décrits sont choquants et épouvantables…
“Je suis un musulman, Tues-moi et appelles ça DOMMAGE COLLATÉRAL, Emprisonnes-moi et appelles ça MESURE DE SÉCURITÉ, Chasses mes congénères en masse et appelle ça NOUVEAU MOYEN-ORIENT,
Piles mes ressources, envahis mon pays, corromps mes chefs et appelles ça de la DÉMOCRATIE”
Ça se passe en Palestine, dans une base militaire israélienne proche de Gaza. Des prisonniers palestiniens, les yeux bandés et les mains liées. Et un enfant au milieu...
Le Maire de Paris, Bertrand Delanoë, né en Tunisie, a prononcé un discours à l'honneur du Président d'Israël où il s'est permis une très grossière révision de l'Histoire:
L’État d’Israël est né d’un deuil comme aucun peuple au monde n’en avait jamais connu [rappel : la Déclaration Balfour et les 14 points de Wilson, c’est en 1917 !]. Ce peuple, en voulant bâtir sur la terre de son histoire ancestrale, un petit pays où il lui fût permis de parler sa langue, de planter ses arbres et de prier son dieu, a écrit, tout simplement, une nouvelle pagedu droit des peuples à disposer d’eux-mêmes
En droit international, le droit d'un peuple de disposer de lui même est un principe qui stipule, entre autres choses, que tout peuple a droit de se défendre contre son opresseur. Ainsi, selon le Maire de Paris, La légitimité de l'Etat d'Israël tient au fait que celui-ci a simplement bénéficié de son droit à chasser des Palestiniens oppresseurs et colonisateurs...
Alors que plusieurs voix, en majorité arabes et musulmanes, s'élèvent pour dénoncer la tuerie qui a eu lieu ces dernières 48h dans la bande de Gaza et perpetrée par l'armée israélienne, on peut se demander quelle est l'opinion des citoyens israéliens sur la mort de dizaines de civils palestiniens, dont des femmes et des enfants.
Avant l'invasion de l'armée israélienne, le quotidien israélien Haaretz affirmait que 64% des Israéliens sont favorables à des négociations avec le Hamas, qui contrôle la bande de Gaza, pour que cessent les tirs de roquettes visant l'Etat juif et pour que soit libéré le sergent Gilad Shalit, enlevé en 2006 par des activistes de Gaza.Vingt-huit pour cent des sondés se disent opposés à un dialogue avec le Hamas et huit pour cent sont sans opinion.
Pourtant, le gouvernement israélien a choisit la guerre et la violence. Car l'objectif d'Israel est avant tout de détruire la légitimité et la direction politiques du mouvement Hammas, qui rappelons-le a été élu par le peuple palestinien. Et pour faire passer la pillule à l'opinion publique israelienne, le gouvernement justifie ces attaques en les intégrant dans le cadre plus général de la lutte contre le terrorisme. Ce qui ammène les israéliens à considérer ces attaques comme de la légitime défense contre des terroristes, et non comme de l'occupation militaire. Selon Jeff Halper, analyste politique et pacifiste israélien, les missiles « qassam » contre Sderot leur (les israéliens) semblent tirés sans aucun motif par des terroristes contre une population civile. Les gens ne voient pas que le Hamas est un acteur politique qui, depuis pas mal de temps, offre une trêve en échange de la fin du siège de la Bande.
Avec l'escalade de la violence, il y a eu aussi une escalade des mots qui sont plein de sens et de signification. L'utilisation du mot "shoah" par le vice-ministre de la défense Vilnay n'était pas annodine. Le mot Shoah peut être employé en hebreu pour signifier une catastrophe, en général. Mais personne n'ignore de nos jours, et encore moins les israéliens, la signification plus large et plus dangereuse que revêt un tel terme qui a été utilisé pour désigner l'extermination de tout un peuple, les juifs en l'occurence. Le gouvernement israélien est donc assez clair sur ses intentions. Il pourrait y avoir des centaines de milliers de morts palestiniens innocents, comme ce fut le cas au milieu du siècle dernier. L'analogie servira d'avertissement! Il y a encore plus grave dans le language du gouvernement israélien: une nouvelle appellation inventée et utilisée tout récemment, celle "d'entité ennemie". Cette appellation est un fourre-tout lexical, non reconnu dans le droit international, qui ne sert qu'à justifier la mort de civils palestiniens, plus communément appelés dommages collatéraux...Ainsi, on ne dira pas "civils palestiniens", mais plutôt "entité ennemie"...et on ne parlera pas de bavures, mais de dommage collatéraux..et la conscience est vite soulagée!
Un autre constat pourrait nous faire penser qu'Israel ne renoncera pas facilement à l'option militaire. Tout le monde se souvient encore de la guerre contre le Liban en 2006, et ses conséquences néfastes sur l'armée israelienne. Une enquête interne a même pointé des disfonctionnements graves et l'innefficacité de la stratégie de guerre israélienne. Israel a donc grand intérêt à rétablir sa suprémacie militaire et sa force de dissuasion, dans une région qui pillule d'ennemis potentiels. C'est simplement une question d'image.
Face à la passivité et à l'immobilisme de la communauté internationale, l'Europe et les Etats-Unis à sa tête, Israel a les mains libres et le feu vert. Une invasion plus large et plus meurtrière de la bande de Gaza est donc possible, surtout si le Hammas continue à bombarder les villes israeliennes voisines. Dans ce cas, l'élimination définitive du Hammas ne se fera pas sans la perte de nombreuses vies innocentes. Ce qui engendrera un risque de contamination régionnale et de déplacement géographique (et les candidats sont nombreux: Syrie, Iran, Liban...) et idéologique ( Guerre Islam Vs Occident) de la guerre...
Said Khatib AFP ¦ Coucher de soleil sur la centrale électrique de Gaza le 20 janvier 2008. Source: 20minutes
Catastrophe humaine à Gaza, témoignage de Ziad Medoukh publié le lundi 21 janvier 2008 sur le site de l'association France Palestine Solidarité.
"Bonjour de Gaza Je profite de ma présence à l’université où nous avons le droit à deux heures d’électricité par jour-l’éducation est un élément sacré en Palestine- pour vous envoyer ce bref message La situation est catastrophique dans la Bande de Gaza sur tous les niveaux ; depuis hier soir toute la Bande de Gaza est plongée dans le noir ; toutes les frontières sont fermées par ordre militaire israélien ;rien n’entre à Gaza ; il y a un manque de tous les éléments de base pour une vie normale : carburants ;médicaments ;produits alimentaires ; électricité ; eau ;………. La vie est morte à Gaza ;à part les universités et les hôpitaux ; tout est fermé à Gaza ;personne ne se rend au travail ;les rues sont presque vides S’ajoute à tout cela les attaques et les bombardements israéliens qui font des morts et des blessés. Si cette situation va continuer ;le pire attend les citoyens de Gaza déjà enfermés et encerclés dans leur prison ;des malades vont mourir et des dégâts très graves dans le domaine de la santé et de l’environnement . Un appel avant tout à la conscience internationale : sauvez Gaza ;sauvez les habitants de Gaza ;sauvez les malades de Gaza ;sauvez les enfants de Gaza ;sauvez l’espoir de Gazaouis Devant cette catastrophe humaine ;et devant la complicité de beaucoup de pays voir le silence international ;il ne reste à Gaza que deux choses essentielles :la patience et les espérances Amitiés de Gaza la résistante Ziad"
Debra Cagan, ci-dessus sur la photo, et qui occupe la fonction "d'assistante du ministre de la Défense pour les affaires de la coalition" dans l'administration américaine, a prononcé une phrase, certes condamnable, mais qui a le mérite de nous éclairer sur l'idéologie des fonctionnaires de l'administration américaine.
Probablement mise en confiance lors d'une discussion avec un nombre de parlementaires britaniques, elle lance sèchement: "Quoi qu'il en soit, je hais tous les iraniens" pour ajouter après sur un ton de confidence " juste entre nous les impérialistes"!
Voilà qui est dit! Elle s'attendait sûrement des britaniques leur approbation, en leur qualité "de fidèles alliés imparialistes"...Elle a eu droit à un scandale dans le journal britanique 'Daily Mail'! Dans des pays 'civilisés' comme les Etats-Unis ou la Grande-Bretagne, ce genre de propos haineux relèvent du pénal. Pour l'instant, l'administration américaine a nié ces propos en affirmant que "(elle) ne s'exprime pas de cette manière". La dame en rouge occupe toujours ses fonctions...
Les amércains ont lynché à juste cause le président iranien pour avoir déclaré "il faudrait rayer Israël de la carte". Mais quand des propos aussi haineux sortent de la bouche de l'un des leurs, il semblerait que ca ne revêt pas la même importance ni la même gravité. Pour moi, les américains jouent le même jeu que le président iranien, et leurs discours de haine sont aussi condamnables que celui de Mahmoud Ahmadinejad.
Je viens de recevoir ce mail de Souada, une amie étudiante avec moi à Bruxelles et qui est millitante dans une association qui s'appelle Génération Palestine, basée à Paris et qui fait partie du réseau associatif GUPS (The General Union of Palestine Students). Dans ce mail (que vous pouvez lire plus bas), elle témoigne de ce qu'elle a vu et vécu durant les deux semaines qu'elle vient de passer en Palestine. Je ne vais pas en dire plus car ses mots en disent assez.
"Bonjour a tous,
Je reviens de Palestine, ou j y suis restée deux semaines, et je voulais relater mon experience, ce que j ai vu et vecu la bas car cela me semble important de diffuser ce message. Vous trouverez aussi des liens que j ai mis dans ce mail , qui montre la manifestation a Bil'in.
J ai passe deux semaine extraordinaire en presence des palestiniens, ils nous ont accueillis si chaleuresement.
A tres bientot Souada
Les frontieres...une realite d'une troublante cruaute ici. C est une prison a ciel ouvert., je me perds dans les ruelles de la vieille, pourquoi tous ces flics armes, les militaires, les cameras de surveillances...Pourquoi ? Les juifs, chretiens et musulmans qui se croisent dans cette ville dans un semblant de liberté.
La Cisjordanie, avec ses murs , ses barbelées,. entourent les colonies qui se propagent. Des camps armés israeliens sont juxtaposés aux colonies afin de protéger les colons qui sont pourtant armés. Sur les routes "palestiniennes", l'armé israelienne installe des "check points" afin de controler les flux de la population.
Qualquilya, l une des villes que nous avons visité, se retrouve isolée par un double mur.. le chomage a atteint un pourcentage record, a Khalil ( Hebron), la vie est dure, les pressions de l'occupation israelienne, les miradors, les routes coupées …beaucoup de commerces ont du fermer
J ai d abord visité Khalil, ce fut un choc, on voyait les maisons des colons, qui habitent au dessus des palestiniens, ils jettent leur déchets, nombre de Palestiniens ont été touchés, parfois ils jettent même de l huile chaude, je ne comprends pas, le système qui a été trouve par les habitants pour eviter de recevoir leur dechets est de mettre des bâches, des fils barbelés,, j ai rencontre et parle a des habitants qui m expliquaient qu ils avaient été touche, blesse soit eux ou un membre de leur famille ou ami par les déchets des israéliens,
J ai visite des familles, toutes avec des histoires plus horribles les unes que les autres, ce monsieur, habitant de Khalil, nous expliquait qu Israël lui avait propose trois fois un million de dollars pour quitter la ville de Khalil, mais il a refuse, il aime son pays, sa terre, pourtant ils vivent dans des conditions difficiles, nous étions a la terrasse avec le groupe, du haut de cette terrasse on voyait les colons en bas ils nous ont jetait des pierres, je ne comprenais pas, pourquoi cette violence, et ce soldat n a même pas daigner réagir, il y a un soldat 24H24 pour « protéger »les colons, protéger de quoi, de qui ???? Ce monsieur vit en permanence avec un soldat sur sa terrasse, est-ce une vie !!???
Ce qu il fesait avant etaient de violer les femmes , filles paestiniennes, et les prenaient en photos, et ensuite fesaient du chantage au pére ou mari de quitter la ville sinon ils montreraient les photos a tout le village, de nombreuses familles ont fuient de cette façon, les pamestiniens est un peuple fier, fort , un honneur. Quelle cruauté de la part de ces soldats!!!!
ette ville est sous tension, cela me fait mal.
Il nous expliquait qu'à deux reprise sa femme avait perdu son bébé car l'armée lui avait interdit d appeler l ambulance il l avait fait patienter et avait bloquer l entrée de l ambulance dans la rue, j ai mal, j ai mal, un flot de larme m envahie.
Parfois les enfants reviennent de l'école avec des vêtements déchirées, une chaussure manquante, car ils se font attaquer par les chiens, et les soldats attendent quelques minutes avant de réagir, quelle cruauté, ces soldats ne sont pas humains, ils se réjouissent de ce qui se passe.
L'armée rentre chez les familles, détruisent tout, le nombre d'arrestations est innombrable, plus de 12000 prisonniers, leur tort est d'être palestinien, emprisonné sans raison apparente, ils humilient, terrorisent ces gens , nous avons visité à Ramallah, un centre qui s'occupe des victimes des tortures, les prisons sont des lieux de non droits, on leur infligent la torture physique et psychologique ( torture physique autorisé jusqu' en 1999, la torture etait légale !!!! cela relève du délire !!), ce qu'ils font également régulièrement, ils amènent la famille dans une pièce à coté de celle du prisonnier, et torture la famille, ils font croire cela au prisonnier, ils entend alors les voix de ses parents, afin qu'il avoue quelque chose, alors qu il n a rien fait, etre la sans raison!!!! Ils sont souvent mis sur des chaises bancales les mains et pieds ligotés, avec un bandeau sur les yeux, et cela pendant des heures, voire des jours !!!! Tout pour les humiles, les effarouchés, pourquoi.
Nous étions loge a Bil'in, ou se déroulent une manifestation non violente contre le mur et l occupation israélienne, avec les internationaux, les palestiniens, et les israéliens,
Lors de notre marche pour aller vers le mur, on nous tirent des gaz lacrymogenes, sans raison, une panique et une rage s'emparent de moi, à chaque cou de feu de l armée israélienne, nous reculions et revenions, en criant « la la ldjdar » « non non au mur », personne de tous âge étaient présent, des enfants, des hommes, des femmes, …faisant preuve d un tel courage,
L'armée tire des balles, ils ont toute une panoplie d'armes, de balles sophistiqués, ils ont tirés sur l'un l des organisateurs sans aucune raison, il était proche d'eux, il a reçu une balle en pleine tête, urgemment amener a l hôpital, ou il y a passe 5 jours, cela me fait si mal. L'armée ne nous laisse pas manifester, quelle liberté, quelle démocratie !!!!!!!!! Quelle désillusion en ce monde. L'armée est omniprésente, elle me fait peur, cela m'angoisse. Je marchais dans les rues de khalil et ces soldats marchaient en pointant leur armes, sur les habitants. voici des liens ou vous pourrez voir la mannifestation et la personne qui fut blesse, le econd lien est l installation de colonies ce jeudi à bil'in"
Voici un autre témoignage en Anglais d'un autre millitant:
"manifestation message from one of the demonstrator
Dear
Friends
28th July 2007.
Approximately 300 international, Palestinian and Israeli non-violent demonstrators came together for the 129th Bilin demonstration against the illegal Apartheid wall. The demonstrators came from all backgrounds and included children as young as five through to women, men and elderly internationals, Israelis and Palestinians.
The demonstration took a different route than usual and entered the olive groves from the far left hand side through a small road close to the wall. Upon entering the Olive groves, the soldiers almost immediately began firing tear gas canisters and sound grenades at the demonstrators who were peacefully walking towards the Apartheid wall. Despite demonstrators being hundreds of meters away from the Wall and not posing any threat to the soldiers or the Wall itself the soldiers used severe aggression without just cause. Demonstrators made significant attempts to avoid the tear gas however due to the direction of the wind, many of the demonstrators were severely affected by the gas, including one international male who required attention by the Palestinian Red Crescent.
Despite initial attempts by the soldiers to disperse the demonstrators, the non-violent activists persevered in getting their message across that the Apartheid wall must fall and that the people of Bilin and the internationals say No to the Occupation. The peaceful demonstrators faced rubber bullets being fired seemingly without reason and in a completely indiscriminate manner, as well as tear gas canisters directly at demonstrators. It was only through great fortune that there were no reports of serious injury as a consequence.
Due to the heat of the day and the excessive use of tear gas, fires were started within the Olive groves. Unfortunately due to the direction of the wind, a large fire took hold in a section of the groves and approximately ten Olive trees were severely burned and damaged. Demonstrators were keen to preserver the trees however the fire was too strong for them to overcome and they had to retreat.
Due to the recent death within the village of a local Palestinian woman who died whilst giving birth, there was a conscious effort by organizers to reduce the length of the demonstration out of respect to the family and friends of the deceased. As such after approximately an hour, the organizers brought the demonstration to a close.
Iyad Burnat"
La première vidéo témoigne de la manifestation qui a eu lieu contre le mur de séparation et de la réaction des soldats israéliens. Ces manifestants sont venus d'un peu partout: Espagne, Belgique, Suisse, France...
La deuxième vidéo relate le témoignage de deux palestinien suite à cette manifestation.
La troisième vidéo parle de la situation de crise entre les colons israéliens et les palestiniens qui ont été chassés de leurs terres à Bill'in. Il se trouve que 200 familles de collons se sont emparés illégalement des terres de palestiniens à Bill'in. Comme la vidéo le montre, ces 200 familles sont venues s'installer illégalement dans cette nouvelle colonie de Matityahu Mizrah, qui a été battie sur 60% des terres palestiniennes de Bill'in. La court suprême d'Israel doit statuer sur la légalité de cette construction, mais on attend toujours sa décision. Entre temps, ni les familles de collons qui ont payé ces logements, ni les familles palestiniennes qui ont été chassées de leurs terres n'ont trouvé de solution à leur misère. Les collons ont finalement décidé de s'y installer par force. La faute revient essentiellement au gouvernement et aux entreprises qui ont bâti ces construction illégalement.
"200 Settlers Illegally Seize Bil'in Land -Matityahu Mizrah Thursday, Aug. 2nd, 2007 (Reported by Emad Bornat from Bil'in, Palestine to MA Grady Flores) Last night 200 Israeli settler families illegally took over the incompleted settlement Matityahu Mizrah, within the larger settlement of Modi'in Ilite. The Israeli High Court will decide the legality of the construction of Matityahu Mizrah, built on 60% of Bil'in's land. In December 2005, Bil'in villagers constructed a small house overnight in the settlement construction area causing the project to come to a hault, forcing the issue to be settled in the court. The Israeli Defense Forces stood by as settler families moved in. Five activists, five villagers and one journalist from Bil'in, documenting the event. The settlers tried to beat some of the seven journalists and activists who witnessed the takeover"