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15 décembre 2008

Une histoire de chaussures


C’est énorme ce qu’une paire de chaussures a pu provoquer comme réactions partout dans le monde. D’abord, du côté des américains qui ont trouvé l'explication de ce geste si étrange : le jet de chaussure, parait-il, serait une insulte sévère chez les « arabes », pour BBC NEWS. CNN avance que cela relève plutôt de la culture " musulmane". Cherchez la vérité…

Les arabes, quant à eux, ont crié victoire : ici, , ou là-bas. Pour eux, il s’agissait « des chaussures de la liberté! », de la vérité et de la vengeance. Et le journaliste qui les a jetés n’est qu’un..Héros !…La ferveur est telle qu’un milliardaire arabe bien excité a finit par ouvrir les enchères : il offre 10 millions de dollars pour avoir les chaussures volantes anti-bush…le prix de la liberté!

Bush quant à lui, goûte enfin à la liberté qu’il a instaurée en Irak, en laissant au passage des centaines de milliers d’irakiens morts. Aujourd’hui, on est si libre en Irak qu’on peut jeter des chaussures à la gueule de n'importe qui, même s'il s'agit du président des Etats Unis ! C’est du moins ce que pensent les collègues de l’homme du jour : this doesn't represent the Iraqi people, but that's what happens in free societies where people try to draw attention to themselves.

Seul le grand public s’est bien régalé de cette histoire. Ce journaliste a fait exactement ce que beaucoup de gens, et parmi eux beaucoup d'arabes, auraient fait ou aimé faire s’ils étaient  devant  Bush : lui jeter leurs chaussures en criant « ya Kaleb », comme on fait, très couramment, pour chasser un chien errant et indésirable. The flying shoe speaks more for Arab public opinion than all the despots/puppets that Bush meets with during his travels in the Middle East. Source. 

21 juillet 2008

L'actualité en images



Le récent échange entre Israël et le Hezbollah de prisonniers contre dépouilles a fait la une des quotidiens partout dans le monde. Ce fut aussi l'occasion de dresser un petit bilan...Source









Lors d'une conférence interreligieuse à Madrid, le souverain saoudien a accepté mercredi de serrer la main à des rabbins. C'était une première. Normalisation ou peur des méchants iraniens? Source.





Une carte des pires prisons au monde. Comme à son habitude, la Tunisie excelle dans ce genre de classements...Source.








Suite à la révélation de la manipulation des photos des derniers essais de missiles iraniens, une série de photos truquées circule sur internet, dont voici un exemplaire. Merci à Photoshop!









12% des américains pensent que Barack Obama est musulman: "The breakdown shows that 12 percent of Democrats, 12 percent of Republicans and 11 percent of Independents still hold that belief." Je me demande combien d'américains pensent qu'il est blanc?... Source.





08 juillet 2008

Obscénité de la politique étasunienne

Une question bête: quels seraient les besoins urgents des centaines de milliers d’enfants irakiens gravement mal nourris, et dont la majorité souffre de troubles physiques et mentaux liés aux effets directs et dévastateurs de 5 ans de guerre?

Réponse logique: des ressources alimentaires de base, des médicaments, des prothèses pour ceux qui ont perdu un membre, du soutien psychologique pour ceux qui ont perdu parents et patrie, le rapatriement des 25 000 enfants réfugiés au Liban, une eau potable pour les nourrissons fragiles, etc.

Aussi incroyable que cela puisse paraître, les forces d’occupation en Irak ont toute une autre vision des besoins urgents des enfants irakiens. Ils pensent en effet que Bagdad manque avant tout de « divertissements». Et pour remédier à ce manque vital, les américains ont une solution, qui peut se révéler aussi efficace que leur tentative de « démocratisation » de l’Irak: installer un parc de divertissement « Disney Land » tout prêt de la zone verte de Bagdad!

Appuyé par le Pentagone, une société inconnue et anonyme de la ville de Los Angeles « C3, » une société de financement par capitaux propres, servira à développer le projet du « Bagdad Zoo and Entertainment Experience. » Le parc sera conçu par la société Ride and Show Engineering (RSE).

Grâce au monde magique et féérique de Disney, la « reconstruction démocratique » du pays sera ainsi accompagnée d’une « reconstruction culturelle » de la société irakienne. Selon Michel Chossudovsky*, professeur d'économie à l'Université d'Ottawa au Canada :

La mort, la destruction et la torture qui sont la réalité quotidienne de l'Irak seront remplacées par un « un monde de rêve Made in USA. ». (…) Ce projet constitue une forme abjecte de propagande de guerre. Il consiste à dissimuler l'ampleur des crimes de guerre commis à l'encontre du peuple irakien au nom d'un illusoire « rêve américain. ». (…) Un tel projet est destiné à inculquer les valeurs américaines et à détruire l'identité irakienne.

Questions subsidiaires :

1/ Pourquoi faire payer les enfants irakiens pour aller voir « le tunnel de l’épouvante », une des attractions célèbres des parcs Disney, alors que l’horreur s’offre à eux, et cela gratuitement, partout dans le pays ?

2/ Quel nom choisira-t-on à cette arme de divertissement massif : Abou Ghraib Disney Land peut-être ?


*Michel Chossudovsky est l'auteur du best-seller international The Globalization of Poverty (titre français: "La mondialisation de la pauvreté», éd. Écosociété) qui a été publié en 11 langues. Il est professeur d'économie à l'Université d'Ottawa, Canada, et directeur du Centre de recherche sur la mondialisation. Il collabore également à l'Encyclopaedia Britannica. Son dernier ouvrage est intitulé America`s War on terrorism, 2005. Il est l'auteur de Guerre et mondialisation, La vérité derrière le 11 septembre, éditions Écosociété et de la Mondialisation de la pauvreté et nouvel ordre mondial .

Source images

20 mai 2008

A propos du MEPI et de l'IREX

Le débat fait rage depuis que l’IREX a lancé des invitations aux blogueurs maghrébins pour une rencontre au Maroc. Certains blogueurs tunisiens ont refusé de prendre part à cette initiative, accusant l’IREX, et par extension le MEPI, d’être un organe dépendant directement de l’administration américaine, ce qui lui enlève toute crédibilité aux yeux de ces blogueurs, qui préfèrent plutôt avoir affaire à des organes indépendants de la société civile américaine.

Au-delà des discours anti-Bush, et de la question de savoir si on peut faire confiance à une administration dont la conception de la démocratie à montré ses limites (cf. guerres Irak, Afghanistan et prison de Guantanamo), j’ai voulu me renseigner sur les activités, et surtout les réalisations du MEPI. Mon objectif étant de juger le plus objectivement possible de l’efficacité d’une telle initiative, et de donner le maximum d’éléments aux blogueurs tunisiens et maghrébins en général pour qu’ils puissent juger d’eux-mêmes de faits concrets, sans tomber forcément dans l’anti-bush cru...

Le MEPI a été au départ conçu comme un antidote à la stratégie traditionnelle des Etats-Unis en matière d’aide, qui se traduisait par des programmes d’aide à grande échelle basée sur des relations gouvernement à gouvernement ; et à la reconnaissance des USA que tout développement économique et social ne peut être réalisé sans qu’il soit accompagné par un travail de démocratisation politique. Le MEPI a donc pour mission de lancer des programmes de financement à petite échelle, adressées essentiellement aux organisations non gouvernementales arabes et à la société civile.

La question aujourd’hui est : est ce que cet outil de promotion de la démocratie a réellement atteint les objectifs qu’il s’est fixé au départ ?

Une enquête américaine indépendante (cette enquête n’est pas très récente car elle date de 2004, mais je la juge encore pertinente car l’administration américaine n’a pas changé depuis cette date, et que par conséquence, il y a peu de probabilité que le MEPI ait subi des changements de fond dans sa stratégie ou sa vision…) a déjà pointé les problèmes et les faiblesses du MEPI dans l’atteinte de ses objectifs, même si les fonds qui lui sont allouées par le congre américain, sur demande de l’administration Bush, sont en constante progression depuis 2002, et même si ses activités se sont renforcés dans la région MENA, avec deux bureaux de représentation, l’un à l’ambassade américaine à Tunis, et l’autre aux Emirats Arabes Unis.

Quand bien même les programmes financés par le MEPI seraient de nature à améliorer le bien-être des populations arabes, la stratégie du MEPI manque de lisibilité et de cohérence, ce qui réduit son impact réel sur le terrain. Comme le soulignent les auteurs de l’enquête :

While these projects individually present worthy opportunities to improve the lives of Arab men, women, and children, the sheer diversity of audiences and issues addressed by these programs means that their impact is likely to be limited in both scope and longevity.

Ce manque de cohérence serait dû à deux causes. Il y a d’un côté la pression exercée sur le staff du MEPI à dépenser activement son budget alloué afin de justifier de futures demandes d’augmentations de budget, ce qui a amené le MEPI à financer plusieurs projets sans qu’il y ait eu une planification et une vision stratégique au préalable. Il y a de l’autre côté la concentration de ces financements sur des programmes économiques, généralement contrôlés par les gouvernements arabes, et la négligence des projets sociaux et politiques, ce qui l’éloigne de son objectif principal :

MEPI's spending trend toward economic reform and away from political and social reform reflects a lack of attention to these cautionary Arab voices, and a willingness by the United States to rely on economic wedges to attempt to advance political liberty.(…) When a government demonstrates a real commitment to improving its responsiveness to citizen needs and its openness to citizen participation, it can be both appropriate and helpful for MEPI to provide government-to-government support. But where this will is absent, weak or feigned, MEPI's funding can have the effect of subsidizing an Arab government's attempts to build a kinder, gentler autocracy.


Le choix de favoriser une assistance aux gouvernements durant ses premières années d’activité a considérablement érodé la crédibilité du MEPI. Les oppositions démocrates et les sociétés civiles dans les pays arabes ont montré leur scepticisme envers le MEPI, rendant la réalisation de projets communs avec ceux-ci encore plus difficile qu’elle ne l’est déjà. Car un autre obstacle rencontré par le MEPI est une montée du ressentiment anti-USA chez le peuple arabe depuis quelques années. Ajouté à cela un stricte contrôle de la part des pouvoirs arabes, qui n’ont montré jusque là aucun intérêt à ce que leurs peuples se démocratisent réellement :


One North African activist recently told us that American democracy assistance projects such as those MEPI funds propose "to help us be more efficient, to organize. But there is something before this—to have the right to organize."

Absence de cohérence, de plan stratégique et donc d’impact ; hostilité de l’environnement où MEPI exerce ses activités ; strict contrôle des pouvoirs en place, et absence de volonté politique au plus haut degré, aussi bien de la part des américains que de celle des pouvoirs arabes représentent les obstacles qui, à mon avis, font que le MEPI ne pourra jamais atteindre ses objectifs en l’état actuel des choses.

Les détracteurs du MEPI lui reprochent, entre autres choses comme le manque de transparence, le fait que les programmes de financements qu’il met en place soient « politisés ». Le MEPI privilégierait des organisations déjà acquises à la cause des USA comme, en Tunisie, la Chambre de commerce tuniso-américaine (TACC) ou l’Institut de presse et des sciences de l’information (IPSI), avec qui il y a eu un différent:

Cet établissement collaborant depuis longtemps avec la Bowling Green State University (Ohio), le Mepi a accordé à cette dernière 50 000 dollars pour financer le partenariat, avant de démarcher directement l’IPSI. Il a été décidé de doter l’atelier presse écrite d’équipements permettant aux étudiants de fabriquer eux-mêmes leur journal interne. Le professeur Hamida el-Bour a été désignée par la direction de l’institut pour coordonner le projet. Des ordinateurs et un appareil photo numérique ont été achetés. Lorsqu’on s’est aperçu que le nom du journal, Perspective, rappelait fâcheusement une revue d’opposition publiée à Paris dans les années 1960, il a été remplacé par celui de Prospective. Huit numéros du journal ont été réalisés et un voyage aux États-Unis pour cinq étudiants et deux enseignants a été organisé. Le Mepi ne s’est pas immiscé dans le contenu du journal, jusqu’à ce qu’un de ses membres découvre incidemment, lors d’une visite, un article hostile à la politique américaine. Sa réaction a été brutale : « On ne vous donne pas de l’argent pour critiquer Bush. - Mais c’est ça, la liberté d’expression ! » a protesté el-Bour. (…)À la fin de l’année universitaire 2005-2006, lorsqu’il a été question du renouvellement de la subvention du Mepi, l’Ipsi a décidé de mettre un terme à la coopération. « Cela a été un flop, commente el-Bour. Je suis partie d’un objectif terre à terre : équiper mon atelier. Je ne pensais pas du tout au cadre politique et aux objectifs américains. Aujourd’hui, si c’était à refaire, je ne le referais pas. »

L’ambassadeur des USA en Tunisie a par ailleurs justifié l’arrêt de subventions à l’IPSI pour des raisons « logistiques ». Une autre polémique impliquant le MEPI est née en Tunisie concernant les contours du partenariat qui lie le MEPI avec la société tunisienne qui a lancé le nouveau magazine "l’expression ». Vous trouverez plus de détails sur cette affaire en cliquant sur ce lien.

Voilà pour le MEPI. Maintenant pour revenir à l’appel de l’IREX à organiser un Meet-up entre maghrébins, je pense que l’initiative est louable pour les raisons suivantes. Elle correspond d’abord à un besoin réel et éprouvé des blogueurs maghrébins à plus de dialogue et plus de débat, deux choses qui manquent cruellement dans la scène politique des pays du Maghreb. En plus, l’IREX a appelé à une rencontre strictement maghrébine, ce qui traduit une approche, pour une fois, différenciée du monde arabe : on ne peut pas traiter les pays du Maghreb et ceux du Golfe de la même manière. Il semble qu’ils ont commencé à le comprendre…A partir de là, je ne vois pas pourquoi on refuserait d’accepter cet appel, à moins que ce refus soit motivé par des considérations morales, qui prennent en considération les conflits israélo-palestinien et irako-américain…Dans ce dernier cas, il appartient à chacun d’agir selon ses propres convictions.

07 mai 2008

Hollywood en guerre contre les méchants arabes


Dans un livre intitulé "Guilty — Hollywood’s Verdict on Arabs after 9/11", Jack Shaheen déplore l'image négative que véhiculent les films et séries Hollywoodiens dans les écrans. Selon lui, l'arabe est trop souvent confiné au rôle du méchant vilain terroriste fanatique qui véhicule énormément de stéréotypes. Il a critiqué notamment des films comme “The Kingdom” (2007) et “The Four Feathers” (2002), ainsi que des séries à succès comme 24h.

D'après l'auteur, “In the United States, you can say anything you want about Islam and Arabs and get away with it. In other words, as someone said, ‘You can hit an Arab free’” (...) “What enables these images to persist and prevail? One of the primary reasons is silence” (...) “There’s nobody in authority, no political leader, no Hollywood personality who has taken a stand and said that demonizing Arabs and Muslims is the same as demonizing Jews or blacks or Asians or any other racial or ethnic group.”

L'auteur dénonce aussi que les seules images que nous voyons des islamistes radicaux soient celles d'extrémistes scandant bêtement "la mort à l'Amérique", décrivant cela comme une sorte de "tri selectif" des radicaux. L'auteur pense que le film "The Kingdom", un film d'action où des agents du FBI poursuivent des terroristes en Arabie Saoudite, comporte l'une des descriptions les plus destructrices des arabes, où mêmes les enfants arabes ne sont pas dignes de confiance...



Enfin, l'auteur pense qu'une telle image donnée aux arabes a facilité la tâche pour l'administration américaine, rendant les invasions de l'Irak plus acceptables pour l'opinion publique, qui a peu protesté.

«Platon a dit que ce sont ceux qui racontent les histoires qui dirigent la société. Rien n’a changé et les conteurs d’aujourd’hui ont une grande influence sur notre perception du monde.»

Source.

17 avril 2008

Slogan


“Je suis un musulman,
Tues-moi et appelles ça DOMMAGE COLLATÉRAL,
Emprisonnes-moi et appelles ça MESURE DE SÉCURITÉ,
Chasses mes congénères en masse et appelle ça NOUVEAU MOYEN-ORIENT,
Piles mes ressources, envahis mon pays, corromps mes chefs et appelles ça de la DÉMOCRATIE

24 décembre 2007

Le con de l'année


Thomas Gerard Tancredo, représentant républicain du Colorado au Congrès américain et candidat à l’investiture pour les présidentielles 2008, dit avoir trouvé la solution ultime pour lutter contre les organisations terroristes comme Al-Qaida:

« Je pense que ce genre d’attaques contre les Etats-Unis est imminent et que la meilleure dissuasion est de menacer de frapper les sites saints de la Mecque et Médine en représailles. C’est l’unique moyen qui dissuadera toute personne ou organisation d’attaquer les Etats-Unis »
Eh oui, les Etats-unis nous réservent peut-être un nouveau président encore plus con que Bush...

24 octobre 2007

Confrontation


La secrétaire d'Etat américaine acceuillie par une militante anti-guerre, les mains rouges de faux sang. Photo AP

09 octobre 2007

Démocratie pour tous?


Jamais je n'ai été aussi dégouté qu'hier soir. La raison? J'ai regardé le premier épisode d'une série de 10 films qui seront diffusés sur la chaîne Arte (et sur 42 autres chaînes télé dans le monde) sur le thème de la démocratie.

"Arte et quarante et une autres chaînes mettent en question le système politique le mieux partagé au monde avec dix documentaires, du 8 au 16 octobre, Il s’agit d’une opération « planétaire », Arte, la BBC, la chaîne publique allemande ZDF et des homologues danoise et finlandaise ont créé en 2004 un « groupe de travail international » pour susciter dans le monde entier de multiples projets de documentaires sur le thème de la démocratie, ses difficultés, ses progrès, ses vertus, ses défauts, ses travers et, ici ou là, sa négation. En résumé, cette question est posée : en français, « Démocratie pour tous ? », en anglais, « Why Democracy ? » (Pourquoi la démocratie ?)"

L'épisode d'hier s'appelait "Un taxi pour l'enfer". Il était très bien documenté et a décrit avec précision les séances de torture militaires américaines infligées à des prisonniers afghans, avec l'autorisation et la signature de Bush et de l'administration américaine...

Comment dire? Au fur et à mesure des révélations, je suis passé par plusieurs sentiments: le dégoût, en voyant la cruauté des tortures affligées; la colère, en découvrant les documents officiels décrivant et autorisant ces pratiques et qui ont été signés par les responsables américains; et enfin le désespoir, en me rendant compte que faire respecter les droits de l'homme dans ce monde n'était en fin de compte qu'une utopie...

Quand on a délivré à cette famille afghane (qui ne comprenait pas un mot d'anglais) le certificat de décès de leur fils, rédigé en anglais et par les militaires américains, et où la case "homicide" était cochée pour expliquer la raison du décès...Ou quand on a montré le document officiel décrivant et autorisant ces pratiques, qui a été signé par Cheney, avec une mention en bas de page du signataire "Je reste bien debout 8 heures par jour, comment (les prisonniers) ne peuvent-ils pas le rester pendant 4 heures (durant les séances de tortures)?"...Je n'ai pu croire à autant de cynisme...

Au vu de cette cruelle réalité, je pense que c'est bien Bush qui représente la plus grande menace pour la démocratie aujourd'hui!



05 octobre 2007

ما أخيبك يا عيبي عند غيري



Debra Cagan, ci-dessus sur la photo, et qui occupe la fonction "d'assistante du ministre de la Défense pour les affaires de la coalition" dans l'administration américaine, a prononcé une phrase, certes condamnable, mais qui a le mérite de nous éclairer sur l'idéologie des fonctionnaires de l'administration américaine.

Probablement mise en confiance lors d'une discussion avec un nombre de parlementaires britaniques, elle lance sèchement: "Quoi qu'il en soit, je hais tous les iraniens" pour ajouter après sur un ton de confidence " juste entre nous les impérialistes"!

Voilà qui est dit! Elle s'attendait sûrement des britaniques leur approbation, en leur qualité "de fidèles alliés imparialistes"...Elle a eu droit à un scandale dans le journal britanique 'Daily Mail'! Dans des pays 'civilisés' comme les Etats-Unis ou la Grande-Bretagne, ce genre de propos haineux relèvent du pénal. Pour l'instant, l'administration américaine a nié ces propos en affirmant que "(elle) ne s'exprime pas de cette manière". La dame en rouge occupe toujours ses fonctions...

Les amércains ont lynché à juste cause le président iranien pour avoir déclaré "il faudrait rayer Israël de la carte". Mais quand des propos aussi haineux sortent de la bouche de l'un des leurs, il semblerait que ca ne revêt pas la même importance ni la même gravité. Pour moi, les américains jouent le même jeu que le président iranien, et leurs discours de haine sont aussi condamnables que celui de Mahmoud Ahmadinejad.


Ca sent fort (et mauvais) la guerre...

Source.