Après Mahdia, j'ai visité Tabarka. Deux villes si différentes, et si belles à la fois. La route pour Tabarka est un défi pour les meilleurs pros du rallye, mais les paysages sont exquis. Le nord de la Tunisie est très beau, riche de ses lacs et forêts. La vie dans les petites villes et villages traversés semble tourner au ralenti, chaleur estivale oblige. Il n'y avait que les ouvriers des champs et les policiers, inépuisables, qui s'activaient. L'acceuil pour "nos citoyens à l'étranger" (Mouwatinina fil kharej) est particulièrement chaleureux cette année : entrée aux musées gratuites, laisser-passer direct de la part des "Haress" et policiers en cas de contrôle., des jeux -concours qui lui sont exclusivement réservées sur les radios nationales, etc...). Les consignes semblent être de les chouchouter: ils remènent de plus en plus de devises, ils font tourner la machine de la consommation, boudée en ce moment par les tunisiens "d'ici" pour manque de ressources agravé; et ils peuvent avoir un certain pouvoir contestataire vis à vis de la politique interne (Cf. notre ami nantais arrêté à Redeyef, sa ville natale, pour son soutien à ses habitants...). Heureusement que la statue de Bourguiba gît toujours au même endroit, au centre de la ville de Tabarka, j'ai eu peur qu'elle ne se transforme en un 7...
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