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04 octobre 2007
20 septembre 2007
La Tunisie veut acheter des préservatifs pour lutter contre le Sida
Un appel d'offre International vient d'être lancé par l'Office National de la Famille et de la Population. Son objet est la conclusion d'un marché d'acquisition de préservatifs masculins sur une période de deux ans.Bien que la Tunisie soit relativement épargnée par le virus (on parle de 1 cas sur 10 000 habitants selon les chiffres officiels), une étude de l'ONFP montre qu'il existe des raisons de croire à une éventuelle augmentation du nombre d'infections dans les années à venir pour plusieurs raisons: la faiblesse des systèmes de surveillance, des services de dépistage limités, la non disponibilité des préservatifs et leurs prix prohibitifs (ils sont vendus presque exclusivement en pharmacie pour un prix moyen dépassant 3DT500 les 3 unités), la libéralisation des moeurs et de la vie sexuelle, le développement des relations extraconjugales, le développement de la prostitution illégale dans les grandes villes et les villes touristiques, l'émergence du tourisme sexuel.
Autre constat frappant de la même étude: le sida est la maladie des pauvres en Tunisie.
Autre constat frappant de la même étude: le sida est la maladie des pauvres en Tunisie.
"62% des PVVIH sont chômeurs, 18% disposent d’un emploi précaire (femme de ménage, aide-maçon, commerçant ambulant, ouvrier non qualifié…), 14% bénéficient d’un emploi stable (ouvrier qualifié, cadre moyen), 6% femmes au foyer, environ 90% proviennent d’un milieu socio-économique défavorisé et 4/5 arrivent à survivre grâce au soutien de la famille."
La principale conclusion de l'étude estime que, dans le cas de la Tunisie, la VIH risque de s'amplifier dans les années à suivre et donc d'avoir un impact économique considérable sur la croissance, la population, les dépenses de santé et la production.
Alors, à quand les distributeurs automatiques dans les bars et boites de nuits tunisiennes? A quand les distributions gratuites de préservatifs dans les hôpitaux tunisiens? A quand une vraie politique de prévention et d'éducation (sans tabous) dans nos collèges, lycées et universités? A quand le dépistage gratuit et anonyme, aussi bien pour le VIH que pour les MST? Quand est ce que les parents commenceront à en parler sérieusement et librement avec leurs enfants? La Tunisie ne restera pas pour toujours protégée de telles infections, le pays s'ouvre de plus en plus, et les moeurs évoluent rapidement. C'est bien d'acheter des tonnes de préservatifs, mais il faudrait intensifier aussi la prévention, qui est malheureusement quasi innexistente ou peu visible en Tunisie. Et que les sensibilités religieuses et culturelles ne viennent pas interférer dans ces efforts, car il s'agit là d'un vrai problème de santé publique...
Pour des informations plus complètes sur l'étude, la source.
La principale conclusion de l'étude estime que, dans le cas de la Tunisie, la VIH risque de s'amplifier dans les années à suivre et donc d'avoir un impact économique considérable sur la croissance, la population, les dépenses de santé et la production.
Alors, à quand les distributeurs automatiques dans les bars et boites de nuits tunisiennes? A quand les distributions gratuites de préservatifs dans les hôpitaux tunisiens? A quand une vraie politique de prévention et d'éducation (sans tabous) dans nos collèges, lycées et universités? A quand le dépistage gratuit et anonyme, aussi bien pour le VIH que pour les MST? Quand est ce que les parents commenceront à en parler sérieusement et librement avec leurs enfants? La Tunisie ne restera pas pour toujours protégée de telles infections, le pays s'ouvre de plus en plus, et les moeurs évoluent rapidement. C'est bien d'acheter des tonnes de préservatifs, mais il faudrait intensifier aussi la prévention, qui est malheureusement quasi innexistente ou peu visible en Tunisie. Et que les sensibilités religieuses et culturelles ne viennent pas interférer dans ces efforts, car il s'agit là d'un vrai problème de santé publique...
Pour des informations plus complètes sur l'étude, la source.
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